Bertrand RELAVE

Portrait de Bertrand Relave, Police Nationale (Facebook)
2016 - Le gardien de la paix motocycliste Bertrand Relave trouve la mort dans un accident de la circulation au retour d'un service d'ordre en Savoie. Il avait 28 ans.

Il repose désormais au cimetière de Savigneux-en-Forez (Loire).
Dimanche 10 Juillet 2016. Trois policiers motocyclistes de la compagnie républicaine de sécurité N°46 basée à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône) circulent sur l'autoroute A43 dans le sens Chambéry-Lyon. Ils reviennent d'un service d'ordre à l'occasion du festival Musilac en Savoie.

Vers 19h, alors que la formation atteint le tunnel de Dullin, près de la commune de Verel-de-Montbel, le gardien de la paix Bertrand Relave percute un véhicule automobile qui le précédait, surpris par un fort ralentissement. Il chute brutalement sur la glissière centrale de la voie rapide tandis que sa moto est projetée sur la voie opposée. Il décède des suites de graves blessures.

Originaire de la Loire, Bertrand Relave avait vingt-huit ans et vivait en concubinage avec Salomé.  Entré dans l'administration comme adjoint de sécurité opérant dans plusieurs circonscriptions stéphanoises, il devenait titulaire en 2010 et passait avec succès sa formation de motocycliste à l'école nationale de police de Sens (Yonne).

Affecté à la CRS N°46, il était décrit comme un policier de nature discrète mais efficace. Sa disparition a provoqué une vive émotion au sein de l'unité motocycliste zonale sud-est.

Sources et références :
Le Dauphiné Libéré du 10/07/2016, "Verel-de-Montbel, un motard de la CRS se tue sur l'A43"
Lyonmag du 11/07/2016, "Un CRS de Ste-Foy-lès-Lyon se tue en moto en Savoie"
France-Bleu Loire du 12/07/2016, "Un CRS stéphanois de 28 ans meurt en service"

Jean-Baptiste SALVAING & Jessica SCHNEIDER

2016 - Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, jeune couple de policiers
domiciliés dans les Yvelines, assassinés chez eux par un terroriste de Daech.

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Lundi 13 Juin 2016. Jean-Bapstiste Salvaing et Jessica Schneider sont assassinés à leur domicile sis allée des Perdrix à Magnanville (Yvelines) par le terroriste Larossi Abballa. Ce dernier avait ciblé leurs professions et prêté allégeance à l'état islamique pour justifier son crime abjecte. Seul leur jeune enfant Mathieu, âgé de trois ans, était retrouvé vivant par les forces d'intervention de la police nationale, au terme d'un assaut dans lequel le terroriste retranché dans leur pavillon était abattu.

L'enquête devait révéler que Larossi Abballa, déjà impliqué dans une entreprise terroriste en 2013, surveillait les faits les gestes du couple depuis au moins trois jours avant de lui tendre un piège. Le commandant Salvaing était dès lors surpris à l'entrée du pavillon alors qu'il venait de quitter le service et poignardé à plusieurs reprises. Il parvenait à alerter le voisinage avant de décéder sur place, tandis que sa compagne était découverte avec une profonde plaie à la gorge.

Originaire de l'Hérault, le commandant Jean-Baptiste Salvaing, quarante-deux ans, était chef adjoint de l'unité de police judiciaire des Mureaux (Yvelines). Débutant sa carrière en 2001 dans les Yvelines où il a officié dans de nombreux domaines : voie publique, maintien de l'ordre, proxénétisme, stupéfiants, tranferts, il est décrit comme un très bon enquêteur avec d’excellents états de service, il se révélait aussi être un bon manager d’équipe, avec une très bonne mentalité, d'humeur égale et d'une grande gentillesse. Grand sportif, ce passionné de rugby était également père d'un jeune garçon, Hugo, dix ans, né d'une première union.

Jessica Schneider, trente-six ans, était adjointe administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Entrée dans l'administration en 2005, elle était très appréciée pour sa grande proximité, et s'illustrait par son sourire et son écoute. Elle était également très impliquée dans la vie de sa commune et notamment la vie scolaire. Le couple est inhumé à Montagnac dans l'Hérault au terme d'une cérémonie qui a rassemblé un millier de personnes indignées.

Sources et références :
Discours de cérémonie d'hommage de Versailles du 17/06/2016 (elysee.fr)
Le Monde du 15/06/2016, "Qui étaient les deux policiers assassinés à Magnanville ?"

Laurent KERSTEMONT

2016 - Le gardien de la paix Laurent Kerstemont est victime d'un tir déclenché dans le cadre d'une séance de tir réalisée en mouvement.

Il était marié et père de trois enfants.

Si vous êtes un proche de la victime, je vous propose de me contacter.
Vendredi 5 Février 2016. Le gardien de la paix Laurent Kerstemont, affecté à la police aux frontières de Beauvais (Oise) est victime de deux tirs déclenchés par une fonctionnaire présente avec lui sur le pas de tir au cours d'un d'entrainement réalisé en mouvement dans le stand de tir de l'hôtel de police.

Atteint grièvement à la tête par un projectile, il décède des suites de ses blessures deux jours plus tard. Une enquête est diligentée par la police judiciaire de Creil (Oise) pour homicide involontaire et l'inspection générale de la police nationale est saisie.

Originaire d'Herchies (Oise), Laurent Kerstemont, quarante-huit ans, était marié et père de trois enfants. Affecté à l'aéroport de Beauvais-Tillé, ce sportif amateur de course à pied décrit comme très discret mais toujours prêt à rendre service était un élément d'une grande valeur apprécié de ses pairs.

Entré dans la police en 1993, il avait d’abord été affecté à la circonscription de sécurité publique de Neuilly-sur-Seine où il passera 7 ans ½. En septembre 2001, il rejoint la CSP de Bourges mais son attachement à son département d’origine est fort et profond. Dès juin 2002, il est affecté à Beauvais et intègre la direction départementale de sécurité publique de l’Oise.

En février 2007, lui qui était réellement attiré par le monde du renseignement, il est nommé à la direction départementale des renseignements généraux de l’Oise.

En juillet 2009, il intègre la Direction départementale de la police aux frontières de l’Oise et devient un des piliers du service de police aux frontières de l’aéroport de Beauvais-Tillé. Son engagement et sa compétence ont été soulignés par chacune de ses hiérarchies et lui ont valu 2 lettres de félicitations et 9 témoignages de satisfaction.

Laurent Kerstemont a été élevé au grade de lieutenant de police. Il est cité à l’ordre de la Nation et décoré de la médaille de la sécurité intérieure et de la médaille d’honneur de la police nationale, échelons or.


Sources et références :
Discours d'hommage de Didier Martin, du 22/02/2016
JORF n°0047 du 25 février 2016, texte n° 61, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Courrier Picard du 09/02/2016, "La collègue du policier tué poursuivie pour homicide involontaire"
L'Aisne Nouvelle du 08/02/2016, "Un policier mortellement blessé au stand de tir à Beauvais"
Le Courrier Picard du 07/02/2016, "Décès du policier accidenté au stand de tir"
Le Courrier Picard du 06/02/2016, "Accident au stand de tir : le policier touché à la tête dans un état grave"

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