Jean-Marc DERIBLE

Samedi 12 Octobre 2013. Le gardien de la paix Jean-Marc Derible regagne son domicile au terme de son service au centre d'information et de commandement de Toulon (Var). Alors qu'il roule à moto, il est percuté par un automobiliste en état d'ivresse venant empiéter sur sa voie de circulation. Marié et père de trois enfants, le policier ne survit pas au choc, il avait cinquante-cinq ans.

Unanimement apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles , il était décrit comme "un père, un ami, un confident toujours de bonne humeur et souriant". C'était un référent enthousiaste qui aimait son travail ; il avait effectivement prolongé son activité d'une année supplémentaire et envisageait de devenir réserviste de la police nationale.

Thierry DHIOS

2013 - Le gardien de la paix Thierry Dhios est tué par un aliéné muni d'une arme blanche retranché dans son domicile.

Âgé de de quarante-neuf ans, il était marié avec Catherine et heureux père de deux enfants, Manon et Arnaud, âgés de 21 et 17 ans. Entré dans la police en 1989, il était en poste depuis treize ans à Lorient.

Son meurtrier a été déclaré irresponsable
pénalement en 2015.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de son épouse Catherine.
Jeudi 10 Octobre 2013, 10h30. Une habitante du 19 rue du Manio à Lorient (Morbihan) sollicite un équipage de police-secours car un homme hurle depuis plusieurs jours à son domicile en menaçant de tuer quelqu'un. Soupçonnant un différend conjugal violent, un équipage de trois policiers en tenue se présente devant l'immeuble. Alors qu'ils progressent dans les parties communes dans un silence troublant, une porte s'ouvre brusquement au deuxième étage.

Un individu entièrement nu surgit de chez lui, armé d'un couteau, et se jette sur le gardien de la paix Thierry Dhios en lui assenant un violent coup à la tête. Déséquilibré, le policier tombe à la renverse dans les escaliers. Le gardien de la paix Arnaud Jaffré tente de repousser le forcené pour le maitriser mais il est à son tour atteint à l'épaule. Le gardien de la paix Christophe Clenet qui se trouvait en progression un étage plus haut riposte et neutralise l'individu définitivement par deux tirs à l'abdomen.

Le gardien de la paix Thierry Dhios est transporté à l'Hôpital de la Cavale Blanche de Brest (Finistère) avec l'appui d'un hélicoptère de la sécurité civile. Le lendemain des faits, le procureur de la république Alexis Bouroz informe la presse que ce dernier est malheureusement en état de mort cérébrale.

Le forcené est un homme âgé de trente-cinq ans qui possède de très lourds antécédents psychiatriques. Il a notamment été hospitalisé d'office dans un établissement psychiatrique près de Versailles de février 2009 à juillet 2011 pour schizophrénie. Il était toujours suivi en psychiatrie ambulatoire depuis son arrivée à Lorient il y a deux ans.

16 Octobre 2013. Une cérémonie officielle rend un hommage national à ce policier en présence du Ministre de l'intérieur et de nombreux officiels de la police et de la gendarmerie. Thierry Dhios est élevé au grade de capitaine de police et de chevalier de la légion d'honneur. Âgé de de quarante-neuf ans, il était marié avec Catherine et heureux père de deux enfants, Manon et Arnaud, âgés de 21 et 17 ans. Entré dans la police en 1989, il était en poste depuis treize ans à Lorient.

7 Mai 2015. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes déclare irresponsable pénalement le meurtrier de Thierry Dhios. Elle a prononcé son hospitalisation d'office dans le même en unité psychiatrique.


Sources et références :

Ouest-France, article du 07/05/2015, "Policier tué à Loritent : l'auteur des coups interné aujourd'hui"
Ouest-France, article du 29/04/2015, "Je n'ai pas pu sauver la vie de Thierry Dhios"
Ouest-France, article du 28/04/2015, "Policier tué à Lorient : le suivi psychiatrique a-t-il failli ?"
Ouest-France, article du 19/07/2014, "Lorient. Le policier tué est fait chevalier de la légion d'honneur"
La Dépêche, article du 23/10/2013, "Mazamet. Le policier tué à Lorient était un tarnais"

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