Xavier BESSON

Dimanche 17 Novembre 2013. Le gardien de la paix Xavier Besson, affecté au commissariat d'Agde (Hérault) quitte son service à bord d'une Citroën C15. Vers 13h, alors qu'il circule sur la RD5 E8, qui relie Villeveyrac à Mèze, il perd le contrôle de sa voiture au lieu-dit La Rouquette, sur une portion de voie récemment rénovée.

Selon les premières constatations des gendarmes de la brigade de Mèze, l’auto aurait mordu une bordure en béton de quelques centimètres avant de glisser sur la chaussée humide et de percuter un platane de l’autre côté de la route. Malgré l’intervention rapide des pompiers de Sète et de Mèze, le conducteur est décédé. Xavier Besson était âgé de quarante-cinq ans.

Sources :
Midi-Libre, article du 18/11/2013, "Entre Mèze et Villeveyrac, un mort sur la route"

Jean-Marc DERIBLE

Samedi 12 Octobre 2013. Le gardien de la paix Jean-Marc Derible regagne son domicile au terme de son service au centre d'information et de commandement de Toulon (Var). Alors qu'il roule à moto, il est percuté par un automobiliste en état d'ivresse venant empiéter sur sa voie de circulation. Marié et père de trois enfants, le policier ne survit pas au choc, il avait cinquante-cinq ans.

Unanimement apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles , il était décrit comme "un père, un ami, un confident toujours de bonne humeur et souriant". C'était un référent enthousiaste qui aimait son travail ; il avait effectivement prolongé son activité d'une année supplémentaire et envisageait de devenir réserviste de la police nationale.

Thierry DHIOS

2013 - Le gardien de la paix Thierry Dhios est tué par un aliéné muni d'une arme blanche retranché dans son domicile.

Âgé de de quarante-neuf ans, il était marié avec Catherine et heureux père de deux enfants, Manon et Arnaud, âgés de 21 et 17 ans. Entré dans la police en 1989, il était en poste depuis treize ans à Lorient.

Son meurtrier a été déclaré irresponsable
pénalement en 2015.

Page réalisée avec l'aimable autorisation de son épouse Catherine.
Jeudi 10 Octobre 2013, 10h30. Une habitante du 19 rue du Manio à Lorient (Morbihan) sollicite un équipage de police-secours car un homme hurle depuis plusieurs jours à son domicile en menaçant de tuer quelqu'un. Soupçonnant un différend conjugal violent, un équipage de trois policiers en tenue se présente devant l'immeuble. Alors qu'ils progressent dans les parties communes dans un silence troublant, une porte s'ouvre brusquement au deuxième étage.

Un individu entièrement nu surgit de chez lui, armé d'un couteau, et se jette sur le gardien de la paix Thierry Dhios en lui assenant un violent coup à la tête. Déséquilibré, le policier tombe à la renverse dans les escaliers. Le gardien de la paix Arnaud Jaffré tente de repousser le forcené pour le maitriser mais il est à son tour atteint à l'épaule. Le gardien de la paix Christophe Clenet qui se trouvait en progression un étage plus haut riposte et neutralise l'individu définitivement par deux tirs à l'abdomen.

Le gardien de la paix Thierry Dhios est transporté à l'Hôpital de la Cavale Blanche de Brest (Finistère) avec l'appui d'un hélicoptère de la sécurité civile. Le lendemain des faits, le procureur de la république Alexis Bouroz informe la presse que ce dernier est malheureusement en état de mort cérébrale.

Benjamin Kientz, trente-cinq ans, a de très lourds antécédents psychiatriques. Il a notamment été hospitalisé d'office dans un établissement psychiatrique près de Versailles de février 2009 à juillet 2011 pour schizophrénie. Il était toujours suivi en psychiatrie ambulatoire depuis son arrivée à Lorient il y a deux ans.

16 Octobre 2013. Une cérémonie officielle rend un hommage national à ce policier en présence du Ministre de l'intérieur et de nombreux officiels de la police et de la gendarmerie. Thierry Dhios est élevé au grade de capitaine de police et de chevalier de la légion d'honneur. Âgé de de quarante-neuf ans, il était marié avec Catherine et heureux père de deux enfants, Manon et Arnaud, âgés de 21 et 17 ans. Entré dans la police en 1989, il était en poste depuis treize ans à Lorient.

7 Mai 2015. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes déclare que Benjamin Kientz est irresponsable pénalement du meurtre du policier. Elle a prononcé son hospitalisation d'office dans le même en unité psychiatrique.


Sources et références :

Ouest-France, article du 10/05/2015, "Le meurtrier du policier lorientais interné"
Ouest-France, article du 07/05/2015, "Policier tué à Loritent : l'auteur des coups interné aujourd'hui"
Ouest-France, article du 29/04/2015, "Je n'ai pas pu sauver la vie de Thierry Dhios"
Ouest-France, article du 28/04/2015, "Policier tué à Lorient : le suivi psychiatrique a-t-il failli ?"
Ouest-France, article du 19/07/2014, "Lorient. Le policier tué est fait chevalier de la légion d'honneur"
La Dépêche, article du 23/10/2013, "Mazamet. Le policier tué à Lorient était un tarnais"

Sandrine MARCHAND

Samedi 14 Septembre 2013, 5h30. Sandrine Marchand, brigadière de police en fonction au commissariat de Saint-Dizier ( Haute-Marne), quitte son service de nuit pour regagner son domicile. Alors qu'elle circule à bord de sa Dacia Logan, elle est percutée de front par le conducteur d'une BMW X6 sur la déviation de Joinville, RN 67.

Le choc est très violent, mais les quatre occupants alcoolisés de la BMW s'en sortent indemnes. Sandrine Marchand n'a pas cette chance, désincarcérée difficilement de l'habitacle par les sapeurs pompiers, elle est transportée au CHU de Reims (Marne) dans un état critique. Elle meurt des suites de ses blessures.

Sandrine Marchand avait quarante ans ; elle était mère de deux enfants. Auparavant en fonction à Nancy (Meurthe-et-Moselle), elle venait de prendre ses fonctions à Saint-Dizier.

Le conducteur du X6, âgé d'une trentaine d'années, n'a pas jugé bienveillant de rester sur les lieux de l'accident ; il a pris la fuite en espérant échapper à des poursuites. Tous sortaient d'une discothèque à Chaumont. Le fuyard a fini par se livrer à la gendarmerie de Joinville quelques heures plus tard. Placé en garde à vue, il a été laissé libre à l’issue de son audition, dans l'attente de son procès.

Sources:
L'Est Républicain du 17/09/2013

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Thierry CELIGNY

2013 - Le brigadier Thierry Céligny meurt dans un accident de la circulation alors qu'il opère sur un vol de véhicule.

Originaire de Guadeloupe, il était marié et avait 34 ans. Page réalisée avec l'aimable autorisation de son épouse Véronique.
Vendredi 19 Avril 2013. Trois membres de la brigade anticriminalité de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) repèrent deux individus montés sur une moto de forte cylindrée circulant sans casques et de façon anarchique dans le secteur sensible des Marnaudes, commune de Villemonble (Seine-Saint-Denis). Ils procèdent à leurs interpellations et découvrent que le conducteur de l'engin est dépourvu de permis de conduire.

Ils se trouvent Rue de la Fosse aux Bergers, soit à deux kilomètres du commissariat de Rosny. Les lieux étant propices à de rapides attroupements hostiles à la présence policière, l'équipage choisit de transporter les individus au poste ; l'un des policiers se charge alors de déplacer lui-même la moto dont il faut également vérifier la provenance et la régularité.

Le brigadier de police Thierry Céligny enfourche la moto saisie et emprunte l'Avenue du Président John Fitzerald Kennedy en direction du commissariat. Mais à hauteur du Stade olympique Armand Girodit, il est fauché par une jeune conductrice de vingt-six ans qui quitte un stationnement. Le policier chute violemment au sol, très grièvement blessé à la tête. Il meurt quelques instants plus tard.

Originaire des Abymes (Guadeloupe), le brigadier Thierry Céligny avait trente-quatre ans, il était marié à Véronique. Après avoir servi dans la gendarmerie depuis 2001, il rejoint en 2004 les rangs de la police nationale en intégrant le centre de formation de Oissel (Seine-Maritime). Il est finalement affecté en 2005 à Rosny-sous-Bois et devient brigadier de police en 2012. Il est nommé Lieutenant de police à titre posthume, et reçoit la médaille d'Honneur de la police nationale et la médaille d'or pour actes de courage et de dévouement.

Une cérémonie officielle lui rend un vibrant hommage à la Direction territoriale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, en présence de sa famille, d'officiels et d'un millier de ses collègues. Il est inhumé le samedi 27 Avril 2013 au cimetière du Vieux Bourg à Morne-à-l'eau (Guadeloupe).


Sources :
Guadeloupe 1ère du 23/04/2013, "Les larmes d'un père"
Le Parisien du 23/04/2013, "1000 policiers rendent hommage à leur collègue mort en service"
Les services de l'état en Seine Saint Denis, "Cérémonie en hommage à Thierry Céligny"

Cyril GENEST & Boris VOELCKEL

2013 - Deux agents de la BAC75N sont tués par le conducteur d'un véhicule suspect refusant d'obtempérer sur le périphérique parisien.
Jeudi 21 Février 2013. Un 4x4 Range Rover noir aux vitres teintées, monté par deux individus, circule à hauteur de la Porte Maillot à la limite des 16/17èmes arrondissements de Paris. Il s'agit d'un véhicule de location placé sous surveillance par le groupe d'intervention régional local dans le cadre d'une enquête sur la société de location elle-même, ainsi que sur le train de vie douteux d'une partie de sa clientèle.

Le conducteur, Malamine Traoré, vingt-deux ans, originaire de Belleville et très défavorablement connu des services de police, est en état d'ivresse et délesté de permis de conduire suite à de très nombreuses infractions au code de la route commises auparavant. A ses côtés dans le même état, Mehdi Bensassou, vingt-et-un ans.

À 5h38, le Range Rover est repéré par un équipage de la brigade anti-criminalité de la Préfecture de Police (BAC75N) alors que le conducteur prend des risques importants, circulant de façon anarchique à très vive allure, et commettant de nombreuses infractions au code de la route. Les policiers décident de procéder au contrôle du véhicule mais le conducteur refuse d'obtempérer et emprunte aussitôt les voies expresses du périphérique intérieur en direction de la Porte de la Chapelle.

Le 4x4 circule à une vitesse insensée et les policiers qui se laissent distancer donnent sa direction de fuite par moyens radio. Plus loin, un second équipage de la BAC75N circulant à allure réduite, muni de leur gyrophare en action, tente de ralentir le flux de circulation pour permettre l'interpellation des occupants du 4x4.

Alors que le Range Rover atteint la sortie de la porte de la Chapelle à une vitesse inouïe, il percute délibérément* avec une extrême violence l'arrière de la Ford Mondéo du second véhicule de la BAC75N, et anéantit son équipage. A bord se trouvent trois policiers très expérimentés.

Le Brigadier-chef Cyril Genest, quarante ans, et le Brigadier Boris Voelckel, trente-deux ans, sont tués sur le coup. Le Brigadier-chef Frédéric Kremer, cinquante-quatre ans, est très grièvement blessé, et son état inspire les pires inquiétudes. Il est transporté à l'hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine), puis transféré à Bichat-Claude Bernard.

Les auteurs du drame, indemnes, sont interpellés et pris en charge dans les locaux de la brigade criminelle de la Préfecture de police. Le conducteur doit répondre d'un taux d'alcoolémie de 1,4g/litre de sang.

Samedi 23 Février 2013. Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire aux motifs de "meurtres et tentatives de meurtres aggravés de personnes dépositaires de l'autorité publique", "refus d'obtempérer", "conduite sous l'empire d'un état alcoolique en récidive" et "conduite sans permis en récidive" à l'encontre du conducteur : Malamine Traoré, vingt-deux ans, originaire de Belleville ; de "complicité de meurtres aggravés", "détention, transport ou usage de stupéfiant" pour le passager, Medhi Bensassou, vingt-et-un ans. En outre, la perquisition menée à son domicile amène à la découverte incidente de 100 grammes de résine de cannabis, 30 grammes de cocaïne. Tous deux sont placés en détention provisoire.

Mardi 26 Février 2013. Les obsèques officielles des deux policiers tués se tiennent dans la cour d'honneur de la Préfecture de Police.

22 Avril 2013. Cérémonie d'hommage au siège de la BAC75N, Boulevard Bessières dans le 17ème arrondissement de Paris, en présence du ministre de l'intérieur et de Frédéric Kremer, alors nommé Lieutenant de police à titre honoraire.

6 Septembre 2015. Une ordonnance de mise en accusation rendue par le juge d'instruction ne retient pas l'intention de tuer ; Malamine Traoré devra désormais répondre de "coups et blessures volontaires ayant entrainées la mort sans intention de la donner", chef d'accusation passible de 15 ans de prison maximum aggravé par le refus d'obtempérer, la conduite sous l'empire d'un état alcoolique et la conduite sans permis.

Mercredi 30 Novembre 2016.  La cour d'assises de Paris condamne Malamine Traoré à 12 ans de réclusion criminelle pour"violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner".
Originaire de l'Alsace, le brigadier Boris Voelckel vivait maritalement avec Céline ; il était père d'un petit Ewan, âgé d'un an, et de Chloé, âgée de sept ans.

D'abord affecté à la circonscription de sécurité publique de Pantin (Seine-Saint-Denis), il rejoignait la brigade anti-criminalité de la direction de la police urbaine de proximité de Paris en 2007.

Il est cité à l'ordre de la nation et élevé à titre posthume au grade de Lieutenant de police. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur, et reçoit également la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement.
Originaire de l'Oise, le brigadier-chef Cyril Genest était marié à Aurélie, et père de deux petites filles, Louise, quatre ans et Emilie, deux ans.

D'abord affecté au 18ème arrondissement de Paris, il rejoignait la brigade anti-criminalité de la direction de la police urbaine de proximité de Paris en 2003. Il est cité à l'ordre de la nation et élévé à titre posthume au grade de Capitaine de police.

Il est nommé chevalier de la légion d'honneur, et reçoit également la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement.






Sources :
(*) propos de François Molins, Procureur de Paris)
JORF n°0050 du 28 février 2013 page 3769, textes 57 et 58, "Citations à l'ordre de la nation"
JORF n°0107 du 8 mai 2013 page 7819, texte n1 et 2, "Décret portant promotion et nomination"
Le Parisien du 08/05/2015
Le Parisien du 28/02/2013 

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