Patrice POINT

2009 - Le major Patrice Point est fauché
volontairement par un malfaiteur surpris
sur la scène d'un cambriolage. Il avait cinquante-et-un ans.

Originaire de Moselle, il était marié à Annelyse et père de famille. Très apprécié pour son amabilité, il était un sportif accompli, féru de course à pied, et passionné par la pêche. Investi dans le monde associatif, il était également le président de l'association sportive des policiers du Val d'Europe.

Entré dans l'administration en 1980, à l'école de police de Sens, il débute sa carrière à la préfecture de police de Paris à la compagnie de garde et des services.

En 1989, il rejoint la compagnie départementale d'intervention du Val-de-Marne où il restera jusqu'à sa promotion au grade de brigadier de police,  le 1er juin 1991 au commissariat de Neuilly-sur-Marne, où il exercera pendant 9 ans sur la voie publique. En 2004, il est nommé brigadier-chef au commissariat de Chessy puis major le dès 2007.

Au cours de cette belle carrière, Patrice Point se distingue à deux reprises par son courage, son professionnalisme et son sens du devoir.

Le 25 juillet 1986, il tente de procéder au sauvetage d'un désespéré qui s'était jeté dans la Seine. Ce geste lui vaut de recevoir la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement.

Le 17 avril 2004, il participe à l'arrestation, en flagrant délit, d'un auteur de vol avec violences volontaires par arme blanche. Blessé à la main gauche au cours de cette intervention, il subit un arrêt de travail de 21 jours.

Patrice Point était marié à Annelyse et était le père de Sébastien, qui a choisi la même voie professionnelle.

Il est nommé Commandant de police à titre posthume, et reçoit la médaille d'honneur de la police, la médaille d'or pour actes de courage et de dévouement. Il est cité à l'ordre de la nation.

En Juillet 2012, la commune de Montévrain inaugure une rue à son nom.

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Dimanche 27 Décembre 2009. Il est midi lorsqu'un riverain vigilant domicilié Rue des Rabouts à Montévrain (Seine et Marne) aperçoit deux individus suspects cagoulés et gantés en train de fracturer la maison de leurs voisins, au N°41, et prévient police-secours. Deux équipages de police du commissariat de Chessy se rendent rapidement sur place et progressent discrètement dans la propriété.

Ils surprennent aussitôt deux malfaiteurs sur le point de quitter les lieux à bord du 4x4 Range Rover dérobé dans le garage. Sans aucune hésitation, le conducteur accélère volontairement en direction de deux policiers qui se sont mis en opposition.

Le major Patrice Point est écrasé contre le mur dans la descente du garage, grièvement blessé au bassin et aux jambes. Ses équipiers ouvrent le feu à plusieurs reprises sur le véhicule qui finit sa course dans le portail d'un pavillon faisant face. Le conducteur s'acharne a effectué de vives manoeuvres et parvient à fuir la scène de crime. Trente trois coups de feu ont été tirés par les autres intervenants. Le véhicule volé Range Rover est retrouvé peu de temps après les faits entièrement calciné dans le Bois de Chigny situé entre Montévrain et Lagny-sur-Marne.

Mercredi 30 Décembre 2009. Malgré trois jours de soins intensifs, le major Patrice Point, cinquante-et-un ans, décède à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) où il avait été transporté par hélicoptère et admis dans "un état très critique".

Mercredi 6 Janvier 2010. Les obsèques du Major Point ont lieu à Chessy en présence de nombreux officiels et d'une foule de personnes indignées.

Une information judiciaire est ouverte par le parquet de Meaux pour homicide volontaire ; l'enquête est confiée au SRPJ de Versailles qui identifie rapidement James et Jason Bottier, deux cousins originaires d'une communauté de gitans sédentarisés sur la commune de Villevaudé (Seine-et-Marne), et bien connus des services de police pour des attaques à la voiture bélier.

Samedi 13 Février 2010. Jason Bottier est interpellé par la Brigade de recherche et d’intervention alors qu'il regagne en train la région parisienne depuis Nancy où il s'était réfugié, pour rejoindre sa petite amie à Villevaudé.

Mercredi 22 Septembre 2010. James Bottier est interpellé par la Brigade de recherche et d'intervention dans un camp de gitans rattaché à la commune de Montaigu, alors qu'il tente de renouer contact avec sa famille. Identifié durant sa cavale comme un membre actif d'une association de malfaiteurs itinérante "d'arracheurs de coffres" par l’Office centrale de lutte contre la criminalité organisée, il est soupçonné d'être le conducteur du 4x4 lors du crime.

Vendredi 18 Novembre 2010. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris remet en liberté sous contrôle judiciaire Jason Bottier alors que la reconstitution des faits n'avait toujours pas eu lieue. Il obtiendra un non-lieu en Avril 2013.

Jeudi 19 Juin 2014. La cour d'assises de Seine-et-Marne condamne James Bottier trente ans de réclusion criminelle. Peine prononcée au terme de quatre heures de délibérés et d'une réquisition conforme à la demande de l'avocat général.

Vendredi 9 Septembre 2016. Jugé en appel par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis, James Bottier est condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Il avouait en audience être le conducteur du véhicule avec lequel le major Point a été écrasé, tout en écartant la volonté de le tuer.


Sources et références :
Journal officiel N°5 du 7 janvier 2010 page 394, texte n° 49, "Citation à l'ordre de la nation"
Ministère de l'intérieur - cérémonie d'obsèques du 06/01/2010
Le Journal du Dimanche du 17/10/2010, "La longue traque des arracheurs de coffres"
Le Parisien du 19/06/2014, "Trente ans de réclusion pour le meurtrier du Major de police Patrice Point"
Le Parisien du 25/06/2014, "Assises : James Bottier a fait appel"

France-info du 09/09/2016, "James Bottier condamné à 25 ans en appel"

Daniel TOMATIS

Mercredi 25 Novembre 2009. Le Major de police Daniel Tomatis regagne son domicile après son service de nuit au commissariat d'Istres (Bouches du Rhône). Sur la route du retour, il remarque un chauffeur routier dont le poids lourd se trouve en difficulté, immobilisé sous un pont.

Cette situation présentant un danger pour les autres automobilistes, Daniel Tomatis stoppe son véhicule et entreprend avec le routier de déterminer comment dégager le camion. Vers 5h15, un drame se produit : il est fauché par une voiture circulant en sens inverse. Transporté aux urgences de l'hôpital Nord de Marseille, il décède trois jours plus tard.

Sources :
Journal officiel du 10/12/2009, page 21343, "Citation à l'ordre de la nation"

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Frank PALAU & Ludovic GERARD

Mercredi 7 Octobre 2009. La brigade anti-criminalité de la circonscription de sécurité publique de Cannes (Alpes-Maritimes) répond à une demande de renfort émanant de la police municipale locale, laquelle vient de surprendre un trafic de stupéfiants sur la commune du Cannet, et dont les auteurs sont en fuite. A bord de leur Citroën Xsara, les trois policiers décident logiquement de se rendre sur les lieux, moyens lumineux et sonores en fonctionnement.

Vers 2h20, alors que l'équipage se trouve dans un virage du Boulevard du Riou, un terrible accident de la circulation se produit. Le véhicule fait une sortie de route et s'encastre violemment autour d'un poteau d'éclairage. Le gardien de la paix Frank Palau, quarante-six ans, chef de bord, meurt sur le coup. Le gardien de la paix Ludovic Gérard, trente-et-un ans, conducteur, meurt des suites de ses blessures malgré l'intervention rapide des services de secours, il avait trente-et-un ans. Le gardien de la paix Nicolas Derail, équipier positionné à l'arrière du véhicule est désincarcéré au bout de deux longues heures.

Lundi 12 Octobre 2009. Les obsèques officielles des deux policiers morts en service ont lieu à la caserne Auvare de Nice.


Originaire de Lyon, le gardien de la paix Frank Palau avait 46 ans. Marié à Nadine, il était père de deux enfants : Max et Nastassja.

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Originaire de Lyon, le gardien de la paix Frank Palau était marié à Nadine et père de deux enfants. Il rejoint la police nationale en 1988 à l'école nationale de police de Paris. Au terme de sa formation d'un an, il est affecté au 2ème arrondissement de la capitale.

En 1993, à sa demande, il est affecté à la circonscription de Nice où il exerce au sein de la brigade de nuit, puis dès 1998 à Cannes. Après vingt années de bons et loyaux services, il reçoit en 2008 la médaille d'honneur de la police nationale.

Cette distinction vient honorer une carrière remarquable d'où émergent deux actes de bravoure. Le 6 juin 2008, il maîtrise un individu recherché et particulièrement dangereux. Au cours de cette interpellation, il est blessé à l'arme blanche. Pour cet acte de bravoure, il obtient les félicitations du préfet des Alpes-Maritimes et l'avancement à l'échelon exceptionnel de son grade de gardien de la paix.

Moins d'un an plus tard, le 31 mai 2009, il se distingue à nouveau. Faisant preuve d'un calme, d'un sang-froid et d'un courage exemplaires, il participe à l'arrestation, en flagrant délit, de deux cambrioleurs chevronnés. Cette action, menée avec le plus grand professionnalisme, lui vaut les félicitations du directeur départemental de la sécurité publique. Frank Palau est nommé brigadier-major à titre posthume.


Originaire de Cambrai, le gardien de la  paix Ludovic Gérard avait 31 ans. Marié à Frédérique, il était père d'une petite Ambre.

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Originaire de Cambrai, le gardien de la paix Ludovic Gérard était, comme son ami et coéquipier, un homme de grande qualité. Très apprécié de ses collègues pour lesquels il avait toujours un mot aimable, c'était en outre un sportif accompli, féru de natation, de musculation et de parachutisme et un motard chevronné.

Il intègre la police nationale en 2001 et rejoint le 8ème arrondissement de Paris au terme de sa formation en école de police.

Affecté en septembre 2003, au service régional de la police des transports à la police du métro, il se distingue, le 31 juillet 2005, en interpellant dans la station de la gare de Lyon un individu armé d'un révolver chargé et en possession d'une fausse carte de police. Son sens de l'observation, sa capacité d'initiative et son courage lui valent les félicitations de son commissaire.

Le 8 avril 2006, il se signale à nouveau en procédant à l'interpellation, avec des effectifs de la brigade anti-criminalité de Paris, d'un individu en fuite qui venait de commettre un vol de véhicule. Après cinq années de service à Paris, il rejoint, le 1er septembre 2007, le commissariat de Cannes. Avec Franck Palau et l'ensemble de leurs collègues de la brigade anti-criminalité de Cannes, il contribue à l'arrestation, le 23 janvier 2009, d'un trafiquant de stupéfiants et à la saisie de 2 kilos de résine de cannabis. Ludovic Gérard est nommé Brigadier-chef à titre posthume.


Sources et références :

JORF n°0235 du 10 octobre 2009 page 16570, texte n° 41, "Citation à l'ordre de la nation"
JORF n°0235 du 10 octobre 2009 page 16570, texte n° 40, "Citation à l'ordre de la nation"
Cérémonie d'obsèques du 12/10/2009, allocution de M. Brice Hortefeux

Aurélien DANCELME


2009 - Le gardien de la paix Aurélien Dancelme est tué alors qu'il enquête sur un réseau d’extorsion de fonds dans le milieu tamoul à La Courneuve. Âgé de 33 ans il était père de deux enfants.
Samedi 21 Février 2009. Le gardien de la paix Aurélien Dancelme, enquêteur à la sûreté urbaine de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) se rend en dehors de ses heures de service dans le quartier des Quatre-Routes où réside une communauté tamoule forte de 75.000 habitants.
 

Il est en charge d'une enquête qui avance difficilement sur des "marchands de sommeil" dans un milieu où plusieurs bandes organisées se partagent le territoire. Les Tigres tamouls (mouvement séparatiste du Sri Lanka) sont notoirement connus pour extorquer en masse la communauté installée à l'étranger et envoyer une partie de "l'impôt" jusqu'au Sri Lanka.

Alors qu'il se trouve à l'angle de la Rue Maurice Bureau et de l'Avenue Jean Jaurès, le policier assiste à une rixe et décide de s'interposer en déclinant sa qualité. Mais il se retrouve encerclé, acculé et roué de coups. Il exhibe son arme de service et tire à plusieurs reprises en l'air en espérant faire fuir ses agresseurs. En vain.

Le policier est retrouvé mort sur le trottoir, atteint par deux projectiles dans la tête et deux au thorax, tirés avec sa propre arme de service. Quatorze douilles sont retrouvées au sol. Son arme est retrouvée dissimulée dans un local à poubelles à proximité.

Le gardien de la paix Aurélien Dancelme, trente-trois ans, divorcé, père de deux enfants était policier 24h/24 ; il y laissera sa vie sur un trottoir de Seine Saint-Denis, victime du devoir.

L'enquête établit que Rajeswaran Paskaran, trente ans, est le meurtrier : il donne des aveux circonstanciés. Une employée du service de l'urbanisme confirme à la brigade criminelle que le policier procédait à des vérifications dans le cadre son enquête, et que les assaillants connaissaient sa qualité de policier.

Samedi 29 Octobre 2011. La cour d'assises de Bobigny condamne Rajeswaran Paskaran à 20 ans de réclusion criminelle pour "homicide volontaire aggravé". Sivan Sivatharan est condamné au motif de "violences volontaires aggravées" à cinq ans de prison. La complicité de meurtre n'a pu lui être imputée faute de preuve suffisante, ce dernier aurait effectivement incité Paskaran a tiré. Tarsen et Rami Siwasothy, et Robi Rajakumaran étaient, eux, poursuivis pour les seules violences qui avaient précédées le tir fatal. Rami a été acquitté, Robi a été condamné à deux ans et Tarsen à cinq ans de prison. La parquet général a fait appel de toutes les décisions.

Jeudi 22 Décembre 2011. Tarsen Siwasothy et Robi Rajakumaran sont libérés par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour vice de procédure.

Mercredi 16 Septembre 2015.  La chambre de l'instruction d'Evry juge irraisonnable le délai d'audiencement de l'appel de la peine infligée au meurtrier du policier et décide de sa libération anticipée dans l'attente de son procès devant avoir lieu à la cour d'assises de l'Essonne. Rajeswaran Paskaran sort donc libre de la prison de Réau (Seine-et-Marne) malgré sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle en 2011 !

Mercredi 15 Juin 2016. La cour d'assises d'Evry rejuge en appel Paskaran et le condamne à quinze ans de réclusion criminelle. Une peine amoindrie de cinq ans.

Source et références  :
Le Monde du 22/02/2009, "Six arrestations après le meurtre d'un policier"
Le Parisien du 23/02/2009, "Policier tué à La Courneuve, un suspect avoue avoir tiré"
Le Parisien du 25/10/2011, "C'était un policier fougueux mais pas impulsif"
Le Parisien du 16/09/2015, "le meurtrier du policier libéré avant un second procès"
Le Parisien du 15/06/2016, "Le meurtrier du policier condamné à 15 ans en appel"

Thierry LEVERT

2009 - Le brigadier-chef principal Thierry Levert est victime d'un accident de la circulation alors qu'il sécurise une place publique.
Samedi 14 Février 2009. Le brigadier-chef principal Thierry Levert régule la circulation autour du marché quotidien de la place Gracchus Babeuf à Saint-Quentin (Aisne) ; ainsi les agents municipaux peuvent nettoyer les lieux et les commerçants regrouper leurs matériels en toute sécurité.

Vers 14h15, le conducteur d'un camion benne de la communauté d'agglomération s'engage sur la rue du Petit-Origny afin de passer devant les halles. En effectuant cette opération, il ne remarque pas le policier municipal se trouvant dans son angle mort, et le percute. Le choc est violent, Thierry Levert perd l'équilibre et tombe sur la chaussée. Le conducteur du camion tente de freiner mais le policier municipal passe sous les roues. Il est bloqué sous le véhicule, les jambes écrasées.

Transporté au centre hospitalier après que les médecins du SAMU et les pompiers lui aient prodigué les premiers soins sur place. Opéré en urgence, son état de santé se dégrade au fil des heures. L'agent succombe à ses blessures vers 20 heures. Âgé de quarante-sept ans, il était marié et père d'un enfant.

Thierry Levert avait pris ses fonctions à la police municipale de Saint-Quentin en 2003, arrivant de Ham où il avait exercé le même métier durant dix-sept ans. Il était responsable de la deuxième brigade de Saint-Quentin, composée de six agents.

Décrit par son entourage comme quelqu'un de discret, travailleur et droit, ayant beaucoup d'humour, il était passionné de sport, pratiquant le cyclisme en compétition. Il était domicilié dans la Somme, à Eppeville à quelques kilomètres de Ham.


Sources:
L'union du 16/02/2009
L'Aisne nouvelle du 18/02/2009
Veille Juridique du 18/02/2009

Eric FAUVET

2009 - Le brigadier-chef Eric Fauvet est victime d'une avalanche alors qu'il effectue un entrainement avec sa section dans les Hautes-Pyrénées.
Mardi 27 Janvier 2009. Le gardien de la paix Olivier Mariande et le Brigadier-chef Eric Fauvet, affectés à la Compagnie Républicaine de Sécurité N°29 de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) effectuent un entrainement au sein d'un groupe de dix hommes de la section de montagne. Le groupe parvient entre le lac d'Oncet et la station du Tourmalet, en dehors du domaine skiable. Sur une pente de difficulté moyenne, alors que le manteau neigeux est très instable, le passage des deux victimes, en retrait du groupe, a déclenché une avalanche 30 m au-dessus d'eux. Une avalanche modeste, environ 80 m de large sur 30 m de haut, la neige s'est accumulée au fond d'une cuvette au bas de la pente et a enseveli les deux hommes.

Leurs camarades les localisent grâce à leur balise Arva, et amorcent les secours. Vers 16 heures. Le peloton de gendarmerie de haute montagne, qui assure la permanence de secours, a dépêché un hélicoptère, onze hommes, un médecin du SMUR spécialisé et un maître-chien. Les deux hommes sont dégagés en moins d'une heure. Olivier Mariande, victime d'une hypothermie, était enseveli sous un mètre de neige. Il a pu bouger la main pour brasser la neige et se ménager une poche d'air. Éric Fauvet était enseveli sous 2 m, d'où un temps de dégagement plus long.

En arrêt cardiaque, il décède dans la soirée au centre hospitalier de Rangueuil (Haute-Garonne). Originaire d'Ax-les-Thermes, Eric Fauvet avait quarante-cinq ans ; il était marié et père de trois enfants. Son père était gendarme et son frère commande le peloton de gendarmerie de haute montagne de Savignac (Ariège). Domicilié dans son département d'origine, il faisait chaque fois la route pour se rendre à sa permanence, pour vivre son métier : sa passion.

Entré dans la Police Nationale en 1986 à l'âge de 21 ans, il intègre la Compagnie Républicaine de Sécurité, promotion 118. Ce sportif accompli met sa passion au service de son engagement, en devenant notamment instructeur au centre national de Chamonix (CNEAS). Membre de l’équipe nationale de ski  alpin, il participe à de nombreuses compétitions.

En 1992 il est nommé à Lannemezan à la CRS N°29. En 1998 il obtient son diplôme de guide de haute montagne et passe ensuite avec succès le concours de  brigadier-chef. Il est nommé Capitaine de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation.

Sources :
JORF n°0031 du 6 février 2009, page 2114, texte n° 28, "Citation à l'ordre de la nation"
Ariège News, article du 01/02/2009, "L'Ariège a rendu un dernier hommage au Capitaine Eric Fauvet"

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