Dominique DUTILLEUL

2003 - Le commandant Dominique Dutilleul est victime d'un accident de la route alors qu'il enquête sur un vaste réseau de trafic de stupéfiants dans la région picarde. Marié et père de 4 enfants, il avait 44 ans.
Dimanche 21 décembre 2003. Deux membres de l'unité d'organisation et de commandement du Groupe d'Intervention Régional de Picardie se rendent à Abbeville (Somme) afin d’y exercer des surveillances dans le cadre d’une enquête sur un vaste réseau de trafic de stupéfiants.

Circulant sur la RN1, dans la côte de Mouflers, le véhicule du Commandant de police Dominique Dutilleul et de l’Adjudant-chef de gendarmerie Pascal Parys, est percuté de plein fouet par un véhicule de location venant en sens inverse qui s’est déporté sur la voie de gauche.

Le choc est très violent. Le Commandant Dutilleul est tué sur le coup tandis que l'Adjudant-chef Parys est grièvement blessé. Le conducteur de la camionnette en faute n’est que légèrement blessé.

Entré dans la police en 1981 comme gardien de la paix au commissariat de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Dominique Dutilleul était devenu inspecteur de police à Alfortville (Val de Marne), puis en 1991 au Commissariat d’Abbeville. Promu Commandant en 2003, il officiait au Groupe d’intervention régionale de Picardie depuis sa création en Juin 2002.

Dominique Dutilleul avait quarante-quatre ans. Marié et père de quatre enfants, il repose désormais à l’abbatial Saint Riquier (Somme). Ses obsèques solennelles ont eu lieu en présence d’un important contingent de policiers, de gendarmes et de douaniers de la région. Il a été cité à l’ordre de la Nation, il s’est vu remettre la croix de chevalier de l’ordre national du mérite ainsi que la médaille d’or pour acte de courage et de dévouement.

Sources :
Journal officiel n°300 du 28 décembre 2003 page 22377, texte n° 58, "Citation à l'ordre de la nation"

Franck LELONG

2003 - Le gardien de la paix Franck Lelong est victime d'une violente agression alors qu'il regagne son domicile après son service, abattu avec sa propre arme de service.

Si vous êtes un proche de la victime
merci de me contacter.
Jeudi 6 Novembre 2003. Le gardien de la paix Franck Lelong quitte l'antenne de la deuxième compagnie du Service Régional de la Police des Transports, Gare de Montparnasse, et regagne à pieds son domicile dans le 17ème arrondissement de Paris.

Vers 5h00, face au 111 Boulevard Bessières, il est victime d'une agression par deux toxicomanes notoires qui tentent de lui voler son sac à dos, dans lequel se trouve son arme de service.

Au cours de l'altercation, l'un d'eux subtilise l'arme et tire deux coups de feu en position dominante en direction du policier, acculé au sol. L'un des projectiles atteint mortellement Franck Lelong à la poitrine, lequel décède quelques instants plus tard sur un passage piéton, abandonné par ses agresseurs.

Arrivés en nombre, les renforts policiers interpellent rapidement le tireur à l'aide de témoignages recueillis sur la scène de crime. Recroquevillé dans un buisson de la Rue Fragonard, à environ deux cents mètres du lieu de l'agression, ce dernier venait de se débarrasser de l'arme de poing du policier. Franck Lelong était âgé de trente ans ; marié à Céline, il était père d'un enfant.

L'enquête aboutit à l'identification des deux agresseurs et d'un receleur. L'auteur du coup de feu mortel interpellé près de la scène de crime se nomme Rachid El Kanso, trente ans ; il était accompagné de Khalil Omar, vingt-six ans. Miloud Bouaïd aurait hérité du téléphone portable volé à la victime. Bien connus des services de police pour plusieurs dizaines de vols qualifiés et d'agressions, il s'agit de ressortissants marocains en situation irrégulière sur le territoire français.

L'enquête n'a pas permis d'établir objectivement si le policier a fait état de sa fonction, où s'il a été reconnu par ses agresseurs. Car auparavant le gardien de la paix Franck Lelong était îlotier à "Bessières" où il avait également élu domicile. Une difficulté quotidienne puisque ce policier était alors connu des voyous du quartier où il avait l'habitude d'opérer. Autrefois sportif, souriant et volontaire, des menaces quotidiennes et mêmes des agressions physiques régulières l'avaient conduit "au bord du gouffre" selon les propres termes de son père, lui même policier.

En Février 2003, reconnu dans la rue, Franck lelong a été victime d'une agression au sabre. Une agression dont se souvient son épouse Céline : « C'était le jour de mon anniversaire. Il est rentré avec une estafilade dans le dos et son blouson lacéré de gauche à droite. A partir de ce jour, la vie a été différente. Il travaillait dans le quartier où nous habitions, tout le monde savait qu'il était policier, que j'étais sa compagne et que nous avions une petite fille. Il se sentait menacé et avait peur pour nous. »

Vendredi 7 Octobre 2005. La cour d'assises de Paris condamne Rachid El Kanso à dix huit ans de réclusion criminelle. Khalil Omar écope de cinq ans de prison pour sa participation à l'agression et au vol du téléphone portable de la victime, ainsi qu'une interdiction de territoire français d'une durée de dix ans. (Suite judiciaire ignorée concernant Miloud Bouaïd).

Sources:
Le Parisien, article du 07/10/2005, "Le long calvaire d'une famille"
Le Parisien, article du 06/10/2005, "La longue dérive d'un drogué récidiviste du vol"
Agence France Presse du 05/10/2005, "Procès à Paris du meurtrier d'un policier en 2003"
Le Parisien, article du 10/11/2003, "Mon fils a été tué parce qu'il était flic"
Le Parisien, article du 07/11/2003, "Un policier abattu par un toxicomane"
Le Monde, article du 07/11/2003, "Un gardien de la paix tué avec son arme à Paris [...] "
La Dépêche du 07/11/2003, "Un agent mort d'être policier"

Philippe RIBATET

2003 - Le gardien de la paix Philippe Ribatet
meurt dans un accident d'hélicoptère alors qu'il
effectue le sauvetage périlleux d'un grimpeur
dans les Hautes-Pyrénées.
Dimanche 20 Juillet 2003. Un hélicoptère de la Sécurité civile (EC 145) avec six passagers à son bord survole la face nord du massif de l'Arbizon (Hautes-Pyrénées) dans le cadre d'un sauvetage périlleux d'un grimpeur en difficulté. Les conditions d'intervention sont complexes mais les conditions atmosphériques sont bonnes. La visibilité porte à 10 km. Le plafond est à 30.000 m et un vent de sud-ouest souffle dans les Pyrénées. L'appareil ne se pose pas, et parvient à récupérer le grimpeur.

Sans explications, l'équipage ressent alors de très vives vibrations. L'hélicoptère s'écrase sur le flan de la montagne vers 19h00. 


Le pilote de l'hélicoptère, Franck Daudet (7.000 heures de vol) et le mécanicien, Georges Menvielle (5050 heures de vol) sont grièvement blessés. Le brigadier-chef Christian Sebie, de la CRS 29, ainsi qu'un médecin du Samu, Richard Nicolle ressortent contusionnés.

On relève cependant le corps sans vie du gardien de la paix Philippe Ribatet, trente-cinq ans, affecté à la Compagnie républicaine de sécurité N° 29 de Lannemezan. Ce dernier avait fait son service militaire de 1989 à 1991 à la CRS 29 avant d'y être intégré le 1er janvier 1998. Il était célibataire et sans enfant. Ses obsèques officielles ont lieu à Ancizan (Hautes-Pyrénées) le vendredi 25 Juillet 2003. Il est nommé Lieutenant de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation.

Dans ce type d'opération, l'hélicoptère, issu de la génération des EC 145 livrés en 2002 à la gendarmerie en remplacement progressif des Alouette III, est réputé comme un appareil des plus sophistiqués, dotés d'équipements spécifiques aux missions de sauvetage en haute montagne. L'EC 145 dispose d'un treuil électrique avec dispositif d'éclairage (90 mètres de câble), d'un phare de recherche, d'une caméra gyrostabilisée, d'une compatibilité pour le vol avec jumelles de vision nocture...

Côté technique: l'appareil est long de 13 m et possède une autonomie de vol de 2 h 45 environ. En vitesse de croisière, il peut atteindre les 250 km/h et dispose d'une capacité de onze places à bord maximum (équipage compris).

La Compagnie républicaine de sécurité de Lannemezan, CRS 29, est une compagnie composée de 170 fonctionnaires CRS de maintien de l'ordre et d'une section spécialisée en secours montagne. Une équipe de 35 fonctionnaires et de médecins, tous spécialisés montagne, divisés sur le secteur entre les bases de Saint-Lary et de Gavarnie.

Chaque sauveteur, en plus d'être généralement une personne du cru passionnée de montagne, a reçu une formation montagne, aquatique et spéléo. A chaque session, qui se déroule au centre de formation initiale de Chamonix, ils sont 80 volontaires à tenter leur chance. Ils passent quatre mois en formation estivale et autant en formation hivernale. A la fin du parcours, seuls 7 ou 8 sont opérationnels pour intégrer la sécurité montagne.

Références :
La Dépêche du Midi du 22/07/2003, "Un CRS trouve la mort, cinq personnes blessées"

Fabrice LEPERCQ & Claude HAGNERE

2003 - Le brigadier-chef Hagneré et le gardien de la paix Lepercq (ci-dessus) sont victimes d'un accident de la route alors que la CRS N°16 progresse en convoi sur l'A40.

Si vous êtes un proche de l'une ou l'autre
victime, merci de me contacter.
Samedi 7 Juin 2003. La Compagnie républicaine de sécurité N°16 basée à Saint-Omer (Pas-de-Calais), rentre dans le Nord après avoir assuré une mission de maintien de l'ordre dans le cadre du G8 d'Evian-les-Bains (Haute-Savoie). Le convoi de quinze fourgons vient de franchir le péage de Nangy sur la A 40 lorsque le drame survient.

A hauteur de la commune d'Arthaz-Pont-Notre-Dame (Haute-Savoie), la conductrice d'une Opel Vectra circulant à une vitesse estimée à 180km/h vient percuter l'arrière du dernier fourgon du convoi de CRS. Sous la violence du choc, le fourgon se retourne, fait plusieurs tonneaux et termine sa course derrière la glissière de sécurité. A bord, quatre policiers qui ne portent pas leurs ceintures sont éjectés. Le gardien de la paix Fabrice Lepercq, conducteur de trente-et-un ans, et le brigadier-chef Claude Hagneré, chef de bord âgé de quarante-huit ans, trouvent tous deux la mort. Les gardiens de la paix Alain Bressel, quarante-cinq ans, et Noël Boulet, quarante-sept ans, sont grièvement blessés.

Dans l'Opel Vectra gravement accidenté, Angela Brem, trente-trois, ne souffre que d'une fracture du poignet. Ses deux enfants âgés de sept et trois ans installés à l'arrière sont miraculeusement indemnes.

L'enquête menée par la gendarmerie révèle que la conductrice de nationalité suisse revenait de vacances en Espagne. Elle venait d'effectuer un trajet de 1316km sans aucune pause. Ayant perdu ses amis de vue, elle voulait « à tout prix » les rejoindre avant la frontière, n'ayant pas d'argent pour le péage et l'essence. A 17 km de Genève, elle décidait d'adresser un SMS à ses amis pour les localiser ne prêtant plus de fait attention à la circulation.

Lundi 20 Septembre 2004. Le tribunal correctionnel de Thonon-les-bains condamne Angela Brem à trente mois de prison ferme, trois amendes de 500 euros et supprime son permis de conduire pour une durée de cinq ans. Peine confirmée en appel en Juin 2005 par la cour d'appel de Chambéry. Face à sa personnalité déconcertante, les conclusions de l'expert psychologue ont démontré que "ses facultés de discernement sont celles d'un enfant de 12 ans".

Le brigadier-chef Claude Hagneré, vingt-sept ans de services civils et militaires, est nommé Lieutenant de police à titre posthume et fait chevalier de la légion d'honneur. Il était marié à Laurence et père de trois enfants. Le gardien de la paix Fabrice Lepercq, onze ans de services civils et militaires, est nommé Brigadier de police à titre posthume et fait chevalier de la légion d'honneur.

Sources :
Le Parisien du 21/09/2004, "Trente mois de prison pour la conductrice meurtrière au SMS"
Site "Mémoire", avis de messe, anniversaire, pensée du 07/06/2003 en hommage à Fabrice Leperq
JORF n°142 du 21 juin 2003 page 10438, textes n°33 et 34, "Citations à l'ordre de la nation"

Hubert PARIS, Florent NIEL & Cyril FARRE

2003 - Trois gardiens de la paix de Levallois-Perret meurent en tentant d'intercepter des malfaiteurs à l'origine de vols à la portière dans les Hauts-de-Seine.
Lundi 17 Mars 2003. Un important dispositif d'interpellation est mis en place sur la commune de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) pour mettre fin à une série de vols à la portière commis par des malfaiteurs très organisés, montés sur de puissantes motos ; vols commis avec une extrême violence à l'encontre de femmes seules au volant.

Vers 21h30, les malfaiteurs sont identifiés alors qu'ils effectuent un vol avec violences contre la conductrice d'une Audi. Montés sur un scooter gris Yamaha 500 T-Max et une Fazer 600 bleue, ils prennent des risques très importants pour distancer les policiers.

Disposant de quelques éléments d'informations sur les auteurs en fuite, la brigade anti-criminalité de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), composée d'un brigadier et de trois gardiens de la paix décide de prêter main forte.

Leur Peugeot 306 banalisée est engagée à vive allure sur le quai de Clichy. A hauteur de la rue Fournier, les policiers remarquent un scooter monté par deux individus surgir brusquement des berges par une voie interdite d'accès.

Le chauffeur de la 306 effectue une manœuvre mais le comportement de la voiture est inattendu. Elle part latéralement en glissade et finit sa course contre un arbre. Dès lors, le véhicule d'intervention gravement accidenté s'embrase avec ses occupants toujours incarcérés.

Un violent brasier dont seul le gardien de la paix Stéphane Montoya s'échappe grâce à l'intervention de témoins, et non sans de lourdes séquelles physiques et psychologiques. Les trois autres policiers meurent dans des circonstances inexprimables sous les yeux de leurs collègues et de riverains. Il s'agit du brigadier Hubert Paris, et des gardiens de la paix Florent Niel et Cyril Farré.

Le scooter à l'origine de l'accident est un véhicule volé à un livreur de pizzas le soir même près de Clichy, sans lien avec les voleurs à la portière de Neuilly. Il est retrouvé abandonné à quelques centaines de mètres de l'accident et fait l'objet de mesures conservatoires.

L'enquête est confiée à l'antenne de la police judiciaire de Nanterre. Deux mois plus tard, deux mineurs sont identifiés et mis en examen pour "vol en réunion, homicides involontaires et blessures involontaires avec incapacité supérieure à 3 mois suivis ou accompagnés d'un délit de fuite et de non-respect de la priorité".

Jeudi 28 Juillet 2005. Le tribunal pour enfants de Nanterre condamne le conducteur du cyclomoteur volé à six mois de prison dont deux fermes et une contravention de 100 euros.

La peine de prison ferme étant couverte par la détention provisoire, le mineur repartait donc reparti libre du tribunal. Le passager est condamné à huit jours de prison avec sursis mais restait en détention provisoire dans le cadre d'autres affaires.

En 2010, une stèle est érigée à l'endroit du drame, quai de Clichy.

Source et références:
Article "l'inacceptable, l'insoutenable"
de
Gilles Alexandre, beau-père d'Hubert Paris.

Le Nouvel Obs, article du 30/07/2005
"Policiers tués en 2003: prison pour deux mineurs"

La Dépêche du Midi, article du 19/03/2003
"Au commissariat de Levallois, c'est le choc et l'émotion"
Originaire de l'Aube, le brigadier Hubert Paris, trente-deux ans, était marié à Angélique et père de deux enfants : Pauline et Bastien.

Entré dans la police à l'âge de 20 ans, il avait été affecté à son arrivée dans les Hauts-de-Seine à la brigade de jour du commissariat de Courbevoie. Après s'être aguerri en tant que gardien de la paix, Hubert Paris avait obtenu le grade de brigadier en septembre 2002. Dans le même laps de temps, il prenait ses nouvelles fonctions au sein de la BAC de Levallois.
Originaire de l’Ille-et-Vilaine, le gardien de la paix Florent Niel, trente ans, était marié et père de deux enfants en bas âge dont un bébé de trois mois.

Entré dans la police en 1996, il obtient une première affectation au commissariat de Levallois. Désireux de retourner vivre dans l'ouest de la France avec sa famille, il avait récemment demandé sa mutation pour le commissariat de Nantes, en Loire-Atlantique.
Originaire de Haute-Garonne, le gardien de la paix Cyril Farré, vingt-six ans, intègre la 166ème promotion de l'école nationale de police de Nîmes en 1999 et obtient son affectation dans la boucle nord des Hauts-de-Seine.

Décrit comme quelqu'un qui aimait l'action, il avait souhaité tout de suite travailler dans un secteur considéré comme difficile. Domicilié à Asnières, ce célibataire passionné de moto était apprécié pour son grand sens de l'humour. Il venait d'obtenir sa place à la brigade anti criminalité de Levallois depuis le mois de septembre 2002.

Michaël BIERMANN

2003 - L'agent de police municipal Michaël Biermann est victime d'un accident de la circulation alors qu'il transporte un individu interpellé quelques instants plus tôt.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter
Vendredi 14 Mars 2003. Un équipage de trois agents de la police municipale de Poissy (Yvelines) procède vers 22h30 à l'interpellation d'un individu fortement alcoolisé et très virulent. Ils le prennent en charge et le transportent vers l'hôpital intercommunal, moyens lumineux et sonores actionnés.

Alors qu'ils franchissent une intersection de l'Avenue des Ursulines, face au cimetière, ils sont victime d'un accident de la circulation avec un autre véhicule dont le conducteur ne respecte pas l'obligation de priorité. Assis à l'arrière du véhicule, le gardien Michaël Biermann, vingt-trois ans, est éjecté par la violence du choc et tué sur le coup.

Originaire des Yvelines, Michaël Biermann était en poste à la police municipale de Poissy depuis six mois. Il assurait auparavant et depuis quatre ans les fonctions d'adjoint de sécurité au commissariat de la même commune. Ses obsèques officielles ont lieu à Bonnières-sur-Seine où il repose désormais.

Sources :
Le Parisien, article du 24/03/2003, "Hommage au policier municipal mort en service"
Le Parisien, article du 25/03/2003, "Un dernier adieu au jeune policier de Poissy"

Thierry SIMON

2003 - Le gardien de la paix Thierry Simon est victime d'un accident mortel de la circulation avec un autre équipage de police intervenant sur une rixe à Rennes.

Avec l'aimable autorisation de sa famille.
Mercredi 1er Janvier 2003. L'ensemble des services de police de la circonscription de Rennes (Ille-et-Vilaine) est engagé sur le dispositif de sécurité de la nuit du nouvel an où les troubles à l'ordre public se succèdent. Vers quatre heures du matin, une importante rixe éclate près d'une discothèque située sur le Boulevard de la Tour d'Auvergne.

Plusieurs équipages de police convergent au même endroit au même moment, avertisseurs sonores et lumineux enclenchés. Mais un drame se produit à l'intersection du Boulevard de la Liberté et de la Rue d'Isly : une Peugeot 306 break du service général et un fourgon de la Compagnie républicaine de sécurité N°9 venant de directions différentes ne s'entendent pas approcher et entrent en collision.

Cet accident effroyable est fatal au gardien de la paix Thierry Simon, passager du véhicule CRS. La vitesse et la chaussée rendue glissante par une pluie fine aggrave la puissance du choc. Six autres policiers et trois passants sont également blessés.

Samedi 4 Janvier 2003. Les obsèques officielles du gardien de la paix Thierry Simon ont lieu à Rospez. Originaire des Côtes d'Armor, il avait vingt-sept ans et vivait en union libre avec Isabelle ; le couple prévoyait de se marier au mois de Juin. Entré dans la police en 1997, il obtenait en sortie d'école une affectation à la CRS N°1 à Vélizy. Isabelle explique : "A ce poste, il travaillait en soutien au service de protection des hautes personnalités (SPHP). Cela lui plaisait beaucoup. Il a fait de la protection de personnalités secondaires et protégeait aussi des sites comme La Lanterne à Versailles ou le château de Rambouillet, résidences de la Présidence de la République.

Par la suite, il rejoint à sa demande la CRS N°9 de Rennes. Thierry Simon est promu au grade de Lieutenant de police à titre posthume et cité à l'ordre de la Nation ; il est élevé au grade de chevalier dans l'Ordre national du Mérite et reçoit la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement, ainsi que la médaille d'honneur de la police nationale.

Sources :
Entretien avec Isabelle Caradec
JORF n°12 du 15 janvier 2003 page 871, texte n° 33, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Télégramme, article du 05/01/2003, "Dernier hommage à Thierry Simon"

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