Jean-Louis DALL'ARMI

1999 - Le brigadier Jean-Louis Dallarmi est victime d'une chute au cours d'un entrainement en Haute-Savoie. Il avait 35 ans.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Mardi 12 Janvier 1999. Le brigadier Jean-Louis Dall'Armi, guide instructeur au centre national d'entraînement à l'alpinisme et au ski de Chamonix (Haute-Savoie) se trouve en exercice d'escalade sur le massif de l'Argentière lorsqu'il est victime d'une chute mortelle. Il avait trente-cinq ans.

Le CNEAS est le plus ancien centre de formation spécialisé dans le secours en montagne français. Il est basé à Chamonix Mont-blanc depuis le 4 janvier 1955.

Les actions du centre sont : la sélection et la formation des agents de montagne des CRS ainsi que celle des personnels de la police nationale amenés à intervenir en milieu vertical tels les policiers dans les groupes d'interventions, la formation des médecins urgentistes partenaires du secours en montagne, des actions de formations à l'étranger, et la participation aux commissions nationales et internationales de secours en montagne.


Sources :
"Victimes du devoir" de Stéphane Lemercier, éditions du Prévôt, page 214. 

Guy PRODNIK

1999 - Le gardien de la paix Guy Prodnik est tué par un automobiliste irascible alors qu'il sécurise une école.

Âgé de quarante-six ans, il était marié, et père de quatre enfants : Fabrice, Estelle, Stéphane et Marie-Reine.

Il était également le président départemental de l'association "Police et Humanisme", et militait activement dans la communauté chrétienne des policiers de France, prônant la non-violence et le dialogue.

Chaque vendredi, avec son épouse Fabienne, il animait une assemblée de prière à la chapelle Ste-Elisabeth de Freyming.

Cité à l'ordre de la nation, il est nommé Lieutenant de police à titre posthume.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter. 
Lundi 4 Janvier 1999. Le gardien de la paix Guy Prodnik assure la sécurité des élèves devant le Lycée professionnel Pierre Marie Curie à Freyming-Merlebach (Moselle).

Vers 8h00, un automobiliste, Francis Sindt, vingt-trois ans et sans emploi, décide de se stationner sur un emplacement réservé aux transports scolaires. Le policier va naturellement à sa rencontre pour lui demander de déplacer son véhicule car les cars se succèdent à un rythme soutenu.

Le contrevenant refuse catégoriquement de bouger et le policier décide de procéder logiquement à son contrôle. Sindt sort brusquement du véhicule et frappe très violemment le policier au visage. 

Déséquilibré, le policier tombe à la renverse et sa tête heurte lourdement un poteau. Le malfaiteur prend la fuite en laissant le corps inanimé de sa victime, mais il finira par se livrer au commissariat. Le gardien de la paix Guy Prodnik est transféré dans un état grave à l'hôpital de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Lors de son audition, Francis Sindt reconnaît s'être énervé pour avoir trouvé le policier "trop tatillon". Tombé dans le coma, ce dernier lutte pour sa survie à l’hôpital.

Jeudi 14 Janvier 1999. Guy Prodnik meurt des suites de ses blessures. Âgé de quarante-six ans, il était marié, et père de quatre enfants : Fabrice, Estelle, Stéphane et Marie-Reine.

Mercredi 1er Décembre 1999. Francis Sindt est condamné à dix ans d'emprisonnement pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance aggravante que le coup a été donné à un agent de la force publique ». Il est également privé de ses droits civiques, civils et de famille pendant dix ans.

Sources :
JORF n°19 du 23 janvier 1999 page 1259, "Citation à l'ordre de la nation"
La Croix, article du 27/03/1999, "A Freyming-Merlebach on ne peut oublier Guy"

Liens similaires