Lionel PAULUS

1997 - Le gardien de la paix Lionel Paulus est victime d'un accident de la circulation alors qu'il se rend sur les lieux d'un cambriolage à Strasbourg.

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Samedi 27 Décembre 1997. Trois policiers de la brigade anti-criminalité de Strasbourg (Bas-Rhin) se rendent sur la scène d'un cambriolage en cours dans le quartier de Neudorf, gyrophare et sirène en action. Malheureusement leur véhicule entre en collision avec une BMW dont le conducteur âgé de dix-neuf ans ne respecte pas l'obligation de priorité.

L'importance du choc projette la voiture de police contre un feu de signalisation et le conducteur du véhicule de police est éjecté de l'habitacle. Il s'agit du gardien de la paix Lionel Paulus, vingt-sept ans. Ce dernier est transporté rapidement aux urgences du CHU de Hautepierre dans un état jugé très critique. Il décède dans la matinée des suites de ses blessures.

Mardi 30 Décembre 1997. Plus de trois cents personnes assistent aux obsèques officielles de Lionel Paulus se tenant dans la cour d'honneur du commissariat central de Strasbourg.

Entré dans la police en 1992, il avait débuté sa carrière à la Compagnie Départementale d'Intervention d'Évry-Corbeil (Essonne) avant d'obtenir une affectation à Strasbourg en 1996. Un an plus tard, il réalisait « son rêve » en rejoignant la brigade anti-criminalité, unité spécialisée dans la lutte contre la délinquance de voie publique.

Originaire des Vosges, Lionel Paulus est nommé brigadier de police à titre posthume. Ile est décoré de la médaille d'honneur de la police nationale et de la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement. Il repose au cimetière de Senones (Vosges).

Sources et références :
Victimes du Devoir, de Stéphane Lemercier, éditions du Prévôt, page 208.

Daniel VIVIEN

1997 - Le brigadier Daniel Vivien est victime d'un accident de la route alors qu'il sécurise une voie de circulation rapide près de Strasbourg. Âgé de 43 ans, il était marié et père d'un enfant.

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Mardi 11 Novembre 1997. Un équipage du peloton autoroutier de la Compagnie Républicaine de Sécurité N°37 de Strasbourg (Bas-Rhin), intervient en véhicule sérigraphié sur l'autoroute A4 à la demande d'automobilistes qui ont signalé la présence d'un objet encombrant sur la voie centrale, et les obligeant à faire de brusques écarts.

A hauteur de Souffelweyersheim, les policiers remarquent l'objet en question dans une courbe : il s'agit d'un grand emballage carton. Ils placent leur véhicule d'intervention sur la bande d'arrêt d'urgence, en balisage.

Le brigadier de police Daniel Vivien se rend à pieds sur la voie centrale et subtilise le carton pour empêcher un accident de se produire... Mais il est fauché par le conducteur d'une Porsche âgé de vingt-neuf ans. Sur le point de doubler une Peugeot 306 qui ralentissait à la vue du balisage, il se déportait à vive allure. Le policier est tué sur le coup à l'âge de quarante-trois ans ; il était marié et père d'un enfant de treize ans.

Vincent HUSSER & Thomas HERY

1997 - Trois policiers de la brigade anticriminalité de Brunoy alors en progression rapide sont victimes d'un accident de la circulation.

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Mercredi 29 Octobre 1997. La brigade anti-criminalité de Brunoy (Essonne) intervient pour un groupe d'individus menaçant qui s'en prend au personnel du centre commercial du Val d'Yerres à Boussy-Saint-Antoine.

Le véhicule d'intervention monté par trois jeunes policiers se rend rapidement sur les lieux gyrophare et sirène à deux tons en action. Mais le conducteur d'un véhicule particulier franchit une intersection sans leur prêter attention obligeant les policiers à se déporter brusquement. Leur véhicule percute violemment un arbre.

Assis à l'arrière, le gardien de la paix Vincent Husser, vingt-quatre ans, meurt avant l'arrivée des secours. En position de conducteur, le gardien de la paix Thomas Héry, vingt-trois ans, est transporté à l’hôpital Beaujon de Clichy dans un état grave mais il succombe à son tour le 3 Novembre.

Seul survivant, le gardien de la paix Laurent Bressoles, vingt-six ans, est admis à l’hôpital Henri Mondor de Créteil avec un enfoncement de cage thoracique important. Il en ressort le 31 Octobre non sans séquelles physiques et psychologiques.

Sources :
"Victimes du devoir" de Stéphane Lemercier, p. 207. éd. du Prévôt

Michel BOULAND

1997 - Le brigadier-chef Michel Bouland se tue au cours d'une opération de secours en montagne. Il avait 49 ans.

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Mercredi 16 Avril 1997. Deux alpinistes se trouvent en difficulté à près de 3800 mètres d'altitude dans un couloir de glace du massif des Ecrins (Isère). Il s'agit de la voie Meyer / Di-Bona : un parcours de pierres et de glace très étroit que ne peut atteindre l'hélicoptère des secours, d'autant plus que le vent souffle très fort.

Les membres de la caravane de secours de la CRS N°47 choisissent de se rendre directement auprès des deux victimes pour apporter les premiers soins puis de préparer leurs évacuations. Alors que le brigadier-chef Michel Bouland équipe une paroi, il est victime d'une chute de plus de 800 mètres dans le vide.

Alpiniste chevronné et grimpeur de premier ordre, Michel Bouland avait quarante-neuf ans. Natif de Montceau-les-Mines (Haute-Saône), il était marié et père de trois enfants.

Entré dans la police en 1969 à l'école nationale de police de Sens, il obtenait une affectation à la CRS N°25 basée à Pau. Muté de 1977 à 1981 en section montagne à la CRS N° 47 basée à Grenoble, il rejoignait la CRS N° 29 de Lannemezan avant de revenir à Grenoble en 1985. Michel Bouland est élevé à titre posthume au grade Capitaine de Police, et décoré de la croix de chevalier de la Légion d'honneur ; il reçoit également de la médaille d'or pour  actes de courage et du dévouement.

Sources :
Journal officiel n°100 du 29 avril 1997 page 6496, "Citation à l'ordre de la nation"

Robert DREANO

1997 - Le capitaine Robert Dréano est abattu par un individu à qui il vient remettre une convocation dans le cadre d'une enquête.

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Jeudi 27 Mars 1997. Deux policiers de l'unité judiciaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) se rendent rue Jacques Offenbach dans le quartier Laënnec au domicile de Pascal Barret, vingt-cinq ans, chômeur. Les policiers doivent lui notifier deux convocations devant un juge pour des délits de droit commun.

Alors qu'ils se présentent devant la porte de l'intéressé au quatrième étage en annonçant leur qualité, les policiers n'obtiennent aucune réponse. L'un d'eux décide de glisser les convocations sous la porte. Un coup de feu retentit. Il est 15h45. Le Capitaine de police Robert Dréano, cinquante-et-un ans, est blessé mortellement au ventre par un projectile de gros calibre. Son équipier le place à l'abri et demande du renfort.

Le quartier est bouclé. Le forcené se retranche dans l'appartement et se met à tirer dans la rue au hasard avec son fusil à pompe, blessant une jeune femme au volant de son véhicule. Le Groupe d'Intervention de la Police Nationale de Rennes intervient pour le neutraliser. Alors que les négociations durent et demeurent sans réponses, ces policiers expérimentés retrouvent le corps de l'individu décédé. Pascal Barret a mis fin à ses jours.

Dans l’appartement les enquêteurs tombent sur un véritable arsenal : 2 500 cartouches et de nombreuses armes. Deux lettres ouvertes, écrites quelques jours plus tôt, trônent dans la pièce principale. L’une pour les policiers, l’autre pour les juges, dans lesquelles il exprime un délire paranoïaque et sa volonté de s’en prendre à la police. C’est un véritable guet-apens qu’il a organisé sachant que la police allait à tout moment le contacter. L'enquête fait apparaître que Pascal Barret s’était déjà illustré en adressant au Président de la République un courrier menaçant au nom d’un groupe terroriste sorti de son imagination.

En poste au commissariat de Saint-Nazaire depuis 1972, le Capitaine de police Robert Dreano était marié à Claudette et père de trois enfants : Catherine, Rémy et Laure. Nommé Commissaire de police à titre posthume et élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur, il repose désormais au cimetière de l'Immaculée à Saint-Nazaire.

Juin 1998. Sortie de la deuxième promotion d'officiers de police à l'école nationale supérieure de police de Cannes-Ecluses. Elle porte le nom de Robert Dréano.

Avril 2013. Le square Kerfaouët à Saint-Nazaire est rebaptisé sous le nom de Robert Dréano.


Sources :
JORF n° 92 du 19/04/1997, page 5954, "Citation à l'ordre de la nation"
JORF n°166 du 19/07/1997 page 10844, "Décret portant nomination à titre exceptionnel"
Ouest-France du 18/04/2013, "Personne n'oubliera Robert Dreano, abattu en 1997"
L'écho de la presqu'île du 18/04/2013, "L'hommage au policier mort il y a 16 ans"

Patrick FILLON

1997 - Le brigadier motocycliste Patrick Fillon est abattu par un dangereux malfaiteur auteurs de plusieurs vols à main armée près de Lyon.

Originaire de Quincieux (Rhône), le Brigadier Patrick Fillon est entré dans la police en 1982. Il était marié à Dominique et père de deux enfants : Damien et Benoît.

Cité à l'ordre de la Nation, il est élevé à titre posthume au grade de Lieutenant de police, et nommé chevalier de la légion d'honneur ; il reçoit la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement.
Mercredi 19 février 1997. En milieu d'après-midi, un malfaiteur armé de deux pistolets automatiques exécute en moins de vingt minutes deux braquages dans des établissements bancaires du nord de l'agglomération lyonnaise. Selon le même mode opératoire, il entre à visage découvert, menace les employés avec une arme de poing, et se fait remettre les fonds ainsi que la cassette de surveillance.

Décrit par des témoins comme surexcité, traqué, il vole par car-jacking près d'une dizaine de véhicules pour tenter de masquer sa fuite, en allant jusqu'à faire feu sur leurs occupants.

A 19h05, une automobiliste contacte police-secours et informe l'opérateur qu'elle vient de se faire dérober sous la menace d'une arme son véhicule Peugeot 205. Vers 19h30, alors qu'ils circulent dans le 5ème arrondissement de Lyon (Rhône), deux policiers motocyclistes repèrent le malfaiteur et procèdent au suivi du véhicule volé.

Déterminé à ne pas se laisser prendre, le malfaiteur prend tous les risques au point de s'engager à contresens de circulation sur le Quai Fulchiron, où il finit par s'encastrer dans plusieurs véhicules en stationnement face au n°31 de la voie.

Alors que des passants s'approchent, il n'hésite pas à faire feu en prenant la fuite à pieds. Les motards arrivent alors que le braqueur est sur le point de voler un autre véhicule en circulation ; mais il fait immédiatement feu à une douzaine de reprises sur les policiers.

Le brigadier de police Patrick Fillon, trente-six ans, reçoit trois impacts à la poitrine qui lui sont fatals. Le gardien de la paix Didier Cottin, vingt-neuf ans, est grièvement blessé à l'épaule mais il parvient à neutraliser le forcené avec l'assistance de Pierre-Jean Faure, capitaine à la Brigade de répression des actions violentes domicilié à proximité.

Le forcené est identifié comme étant Jean-Pascal Aldrovandi, trente-deux ans, très défavorablement connu des services de police et qui a la réputation de faire usage des armes qu'il transporte. Déjà condamné à quatre reprises pour des actes de grand banditisme en 1986 et 1993, il était recherché depuis plusieurs mois pour avoir ouvert le feu sur des gendarmes et des douaniers en Gironde. En outre le service régional de la police judiciaire de Montpellier le soupçonne d'avoir fomenté en décembre 1996 un hold-up commis dans l'Hérault, où deux gendarmes ont été blessés par balles. Le soir de la fusillade, on retrouve sur lui 96 grammes de cocaïne.

Originaire de Quincieux (Rhône), le Brigadier Patrick Fillon est entré dans la police en 1982. Il était marié à Dominique et père de deux enfants : Damien et Benoît. Cité à l'ordre de la Nation, il est élevé à titre posthume au grade de Lieutenant de police, et nommé chevalier de la légion d'honneur ; il reçoit la médaille d'or pour acte de courage et de dévouement. Le Capitaine Pierre-Jean Faure et le gardien de la paix Didier Cottin reçoivent la médaille d'argent.

31 Mai 2002. Aldrovandi est condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d'Assises de Grenoble ; peine assortie d'une mesure de sûreté de quinze ans. Il avait jusque là toujours refusé de comparaître. Il est retrouvé mort dans sa cellule, à Muret (Haute-Garonne) en 2008.

25 Juin 2014. L'espace foyer de l'hôtel de police de Montluc à Lyon est baptisé "Lieutenant Patrick Fillon" et une plaque commémorative y est apposée.

Sources :
JORF n°57 du 8 mars 1997 page 3695, "Citation à l'ordre de la nation"
Société lyonnaise d'histoire de la police - Michel Salager - article complet

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