Alain GOMEZ

Portrait affiché dans la salle éponyme du commissariat de Vénissieux
1995 - Le gardien de la paix Alain Gomez périt dans un incendie déclaré dans un immeuble sur la commune de Vénissieux.

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Mercredi 6 Décembre 1995. Un incendie ravage le dixième étage d'un immeuble, au domicile d'un couple avec trois enfants situé sur la plateau des Minguettes, au 71 Boulevard Lénine à Vénissieux (Rhône).

Un équipage police-secours qui a remarqué les fumées se rapproche des lieux et commencent à sécuriser le sinistre dans l'attente des sapeurs pompiers. Il est 15h.

Le gardien de la paix Alain Gomez, îlotier au commissariat local se rend dans les étages à la recherche des locataires en péril, mais il se retrouve lui-même prisonnier des fumées toxiques.

Lors de leur progression, les sapeurs pompiers de la compagnie de Feyzin le découvre inanimé dans un local technique sans issue. Malgré tous leurs efforts, les équipes de secours ne parviennent pas à le ramener à la vie.

Samedi 8 Décembre 1995. Les obsèques officielles du gardien de la paix Alain Gomez ont lieu dans l'enceinte de l'hôtel de police de Lyon. Entré dans la police en 1986, il était marié et père de deux jeunes garçons âgés de cinq et neuf ans. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé officier de paix à titre posthume, et repose désormais au cimetière de Vénissieux.

Sources :
Journal officiel n°295 du 20 décembre 1995 page 18441, "Citation à l'ordre de la nation"
Archive microfilm du Progrès, Décembre 1995.

Hervé CHARTOIS

1995 - Le gardien de la paix Hervé Chartois est victime d'un accident de la circulation alors qu'il regagne son domicile après son service.
Samedi 28 Octobre 1995. Le gardien de la paix Hervé Chartois, policier en tenue affecté au commissariat de Bourg-en-Bresse (Ain) vient de terminer son service, et regagne tranquillement son domicile à Marsonnas en empruntant la route départementale N°975.

Mais sa vie bascule entre les communes d'Attignat et Montrevel : au carrefour qui conduit à Cras-sur-Reyssouze, la Fiat Panda du policier est percutée de front par une Renault Clio conduit par un automobiliste de quarante-cinq ans, lequel circule en direction d'Attignat. Le choc est très violent et ce dernier est éjecté à plus de vingt mètres du point d'impact. Son véhicule termine sa course dans le fossé.

Malgré un très long effort des équipes de sapeurs pompiers pour le désincarcérer, et du SAMU pour le maintenir en vie, Hervé Chartois, âgé de quarante-deux ans, marié et père de trois enfants meurt des suites de ses blessures.

Entré dans la police en 1978, le gardien de la paix Hervé Chartois intègre à l'issue de sa formation la Compagnie républicaine de sécurité N°46 basée à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône). Il obtenait un poste à la circonscription de sécurité publique de Bourg-en-Bresse en 1983. Sur la photo ci-dessous, il est présent à la place conducteur aux côtés de son équipier et défunt ami Alexandre Silvestri, mort en service commandé la nuit de noël 1988.


Crédit photo : Fernand Moll
A. Silvestri (à gauche), H. Chartois (à droite)

Christophe BURBAN

1995 - Le gardien de la paix stagiaire Christophe Burban est victime d'une chute mortelle sur la voie publique depuis un véhicule d'intervention.

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Mardi 10 Octobre 1995. Un équipage de la 6ème Compagnie d'intervention de la Préfecture de Police, basée au commissariat du 14ème arrondissement de Paris, est de retour d'un entrainement au maintien de l'ordre.

Lorsque le véhicule de la section atteint le rond-point des Invalides, le mécanisme d'ouverture de la porte latérale s'ouvre de façon inexpliquée. L'un des policiers se trouvant à bord est éjecté et tombe très violemment sur la voie publique.

Cette chute lui est malheureusement fatale. Il s'agit du gardien de la paix stagiaire Christophe Burban, il était affecté depuis seulement une quinzaine de jours à la compagnie, et venait de sortir de formation en école de police après un stage d'application sur la circonscription de Béthune.

Sources :
 "Victimes du devoir" de Stéphane Lemercier, éd. du Prévôt, p.201

Georges RENARD

Mardi 26 Septembre 1995. Des motards de la compagnie motocycliste urbaine de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) quitte un point de contrôle routier coordonné avec la compagnie départementale d'intervention.

Alors que les policiers atteignent la commune de Persan, le gardien de la paix Georges Renard perd le contrôle de son engin pour une raison qui reste ignorée et percute un poteau d'éclairage. Il décède sur les lieux de l'accident.

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Denis HOOG

Capture d'écran : émission "Faites entrer l'accusé"
1995 - Le gardien de la paix Denis Hoog est abattu par des malfaiteurs surpris en flagrant délit de vol à main armée à Thonon-les-bains. Il avait 40 ans.

Originaire de Meurthe-et-Moselle, il était célibataire et sans enfant. Entré dans la police en 1979, il obtient une première affectation à Villeurbanne (Rhône), puis à Lyon (Rhône) de 1981 à 1985. Affecté à sa demande à Thonon-les-bains depuis une dizaine d'années, Denis Hoog était un policier respecté et apprécié.

Nommé Officier de paix à titre posthume, il reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur, et est cité à l'ordre de la nation. Il est décoré de la médaille d'or pour actes de courage et de dévouement.
Samedi 29 Juillet 1995. Une association de malfaiteurs a entrepris d'attaquer une agence du Crédit Agricole en périphérie de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Ils ont scié les barreaux d'un vasistas donnant accès aux toilettes de l'établissement et ont attendu depuis l'intérieur l'heure de l'ouverture.

Vers 8h30, six employés et deux clientes se présentent dans l'agence : tous sont pris en otage par deux individus cagoulés, et lourdement armés. On leur somme de vider les coffres mais la procédure de sécurité reste inachevée ce qui active une alarme silencieuse. De fait, un agent de télésurveillance directement relié au système de sécurité entend tout ce qu'il se passe. Il prévient aussitôt le chef de poste du commissariat local, lequel dépêche deux équipages de police sur place. L'opérateur reste en ligne.

L'inspecteur Eric Albert et le gardien de la paix Michel Loiseau effectuent un premier passage à bord de leur véhicule banalisé devant la banque et indiquent que tout semble calme. Un autre équipage en tenues uniformes arrive en renfort, il est composé des gardiens de la paix Dominique Rougerie, Denis Hoog et Jean-Pierre Picot.


Les policiers approchent prudemment de l'entrée pour jauger la situation ; ils ne savent pas qu'un troisième individu est embusqué et vient de faire usage d'un talkie-walkie pour prévenir ses complices. Puis il tire dans le dos des intervenants.

Une fusillade d'une rare violence éclate. Se servant du personnel de la banque comme de boucliers humains, les truands ouvrent le feu avec des armes de poing et un fusil d'assaut type Kalachnikov sur les policiers pris en étau. Le gardien de la paix Denis Hoog, quarante ans, est atteint mortellement par une rafale
. L'inspecteur Eric Albert, trente-quatre ans, est atteint au genou ; le gardien de la paix Michel Loiseau, quarante et un ans, est très grièvement blessé à la jambe et reçoit un second projectile qui vient lui entailler le cuir chevelu.

Les braqueurs s'enfuient en tirant au jugé et laissent le butin sur place. Ils montent à bord d'une Renault 21 volée de couleur blanche volée immatriculée dans le Rhône, et dans lequel attend leur complice. Le véhicule est retrouvée plus tard dans le centre de Thonon-les-Bains. A l'intérieur, les policiers trouvent l'arme du crime : un fusil Kalachnikov ; ainsi une perruque, un bleu de travail, et des douilles éparpillées ; beaucoup d'indices, et plus particulièrement un cheveu dont on retire l'ADN.

L'enquête menée par la police judiciaire d'Annecy renforcée par l'antenne des Savoies du Service régional de la police judiciaire de Lyon permet l'identification de trois individus : Nenad Dzambas, vingt-sept ans, Pierre Pallatin, quarante-sept ans, et René Salaün alias "Jésus", cinquante-qautre ans. Fiché au grand banditisme itinérant, "Jésus" vient d’additionner 25 années de prison pour des vols à main armée. Malgré les preuves accumulées au terme d'une longue enquête, ils ont toujours nié leur participation au braquage.

Vendredi 23 Mars 2001. La cour d'assises de Savoie condamne Salaün à la réclusion criminelle dite "à perpétuité", Pallatin et Dzambas respectivement à 20 et 15 ans. Peines confirmées en appel en 2002.

Note: Deux années plus tôt, un autre drame similaire endeuillait la police nationale à Annecy (Haute-Savoie), le Sous-Brigadier Christian Verdoulet était tué dans des circonstances similaires.

Sources :
Entretien avec Michel Loiseau
JORF n°182 du 6 août 1995 page 11841, "Citation à l'ordre de la nation" 
Libération du 29/07/1995, "Thonon-les-bains, un braquage tourne court et vire à la fusillade"

Alain ESPINASSIER, Bernard BASILE & Jacques DAUTREY

1995 - Quatre spécialistes de la sécurité civile de la base d'hélicoptères de Cannes trouvent la mort au cours d'une mission de reconnaissance.

Trois d'entre eux étaient détachés de la police nationale
Jeudi 27 Juillet 1995. Un hélicoptère de la Sécurité civile AS350 Écureuil F-ZBFR N°2100 décolle de sa base à Cannes (Alpes-Maritimes). L'équipage composé de quatre hommes doit effectuer une mission de reconnaissance sur les points hauts du secteur d'Aurons, en vue d'implanter de nouveaux relais radio pour le secours en montagne. Il est 15 heures environ.

Vers 19h30, l'équipage n'ayant pas regagné sa base, un second appareil part à sa recherche. Il repère rapidement la carcasse de la machine qui s'est écrasée dans un couloir d'avalanche sur le versant italien de la cime de Maleterre.

Les débris de l'appareil étaient dispersés sur plus de 400 mètres. Plusieurs équipes de secours en montagne et une équipe médicale ont été héliportées sur les lieux, inaccessibles par la voie terrestre. Mais les sauveteurs, qui ont pu atteindre le site en milieu de nuit, n'ont pu que constater le décès des occupants.

Le parquet de Cuneo (Italie) a ouvert une information afin de déterminer les causes de cet accident. Il semble que le rotor de l'hélicoptère ait heurté le massif en déposant du matériel au sol causant la mort instantanée des quatre membres de l'équipage Alain Espinassier, inspecteur de police, vingts-six ans de services civils et militaires, mécanicien sauveteur de la base hélicoptères de la sécurité civile de Cannes - Bernard Basile, officier de paix, vingt-cinq ans de services civils et militaires, pilote de la base hélicoptères de la sécurité civile de Cannes. - Jacques Dautrey, officier de paix à la Compagnie républicaine de sécurité N°6 de Saint-Laurent-du-Var, section Montagne (Alpes-Maritimes), secouriste de la base hélicoptères de la sécurité civile de Cannes. - Gérard Duraz, technicien radio de la base d'hélicoptères de la sécurité civile de Cannes.

L'Ecureuil F-ZBFR photographié en 1990.

Sources et références :
Journal officiel N° 180 du 04/08/1995, page 11694 - "Citation à l'ordre de la nation"
Journal officiel N° 231 du 04/10/1995 - ordre national du mérite

Patrick ANCEAUX

1995 - L'inspecteur Patrick Anceaux est tué par un déséquilibré retranché à son domicile à Onnaing (Nord).

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Lundi 29 Mai 1995. Patrice Delmotte, trente-neuf ans, erre dans les rues d'Onnaing (Nord), armé d'un fusil à pompe. Ce chimiste de formation désormais sans emploi présente de sévères troubles psychologiques qui ont déjà fait l'objet de plusieurs interventions de police. Des policiers du commissariat local sont logiquement dépêchés par des riverains apeurés. Mais alors que les premiers intervenants se présentent, l'individu a déjà regagné son domicile, rue Voltaire.

Les policiers parviennent à entrer en contact avec lui, mais Delmotte se montre totalement fermé au dialogue et particulièrement menaçant.

Vers 15h30, l'inspecteur Patrick Anceaux, affecté aux Renseignements généraux de Valenciennes (Trith-Saint-Léger) décide de se rendre sur place : il connait bien l'individu pour être maintes fois intervenu chez lui et peut être en mesure de le raisonner.

Il parvient à s'approcher de Delmotte lequel est trouvé en train de bêcher son jardin. A sa proximité immédiate se trouve le fusil. Ils entament un long dialogue mais lorsque l'inspecteur tente de lui reprendre l'arme, Delmotte la saisit à nouveau et fait feu à bout portant. Atteint directement au visage, l'inspecteur Anceaux meurt sur le coup. Décrit comme réservé, très discret, il avait quarante-neuf ans dont vingt trois années d'ancienneté dans la police.

Delmotte se retranche dans sa maison. Vers 22h00, l'intervention du groupe d'intervention de la police nationale de Lille permet son arrestation sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré. Delmotte est incarcéré au service medico-psychologique de la maison d’arrêt de Loos. Déclaré irresponsable pénalement, il ne sera jamais jugé pour le meurtre du policier.

Cité à l'ordre de la nation, Patrick Anceaux est nommé inspecteur principal à titre posthume. Il est élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur. Ses obsèques ont lieu à Maubeuge d'où il était originaire.

Sources :
JORF n°129 du 3 juin 1995 page 8834, "Citation à l'ordre de la nation"

Jean-Marie VALADE

1995 - Le gardien de la paix Jean-Marie Valade est victime d'un accident de la circulation alors que son équipage progresse rapidement vers une agression en cours près de Bordeaux.

Âgé de 43 ans, il était père de trois enfants. Entré dans la police nationale en 1977, d'abord à Créteil, puis à Saint-Maur dans le Val-de-Marne, il obtenait une mutation à Bordeaux en 1985. Affecté dans un premier temps à la compagnie de roulement, ce policier, estimé par tous ses collègues et au professionnalisme unanimement reconnu, s'était porté volontaire en 1992 pour la brigade anti criminalité lors de s création.

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Vendredi 3 Mars 1995. Une agression en train de se commettre dans un centre commercial du quartier de La Bastide à Bordeaux (Gironde) est signalée à Police-Secours. Montés dans une Peugeot 309 banalisée, trois policiers de la brigade anti-criminalité se rapprochent rapidement des lieux, gyrophare en action et sirènes hurlantes.

Vers 19h20, un accident d'une rare violence se produit à l'intersection des rues Joseph-Pujol et Libourne. Le conducteur d'un véhicule BMW surgit à la gauche du véhicule de police et refuse la priorité. Le choc est si puissant que le véhicule de police fait un bond sur lui-même et se retrouve encastré dans une maison individuelle.

Le feu gagne rapidement la 309 alors que deux policiers se trouvent toujours incarcérés : il s'agit des gardiens de la paix Bruno Margueritte, quarante-et-un ans, en position de chauffeur, et Jean-Marie Valade, quarante-trois ans, chef de bord. Un troisième équipier, Jean-Marc Riggio, trente-neuf ans, a littéralement été éjecté du véhicule au moment de la collision.

Transportés dans un état grave vers le centre hospitalier de Pellegrin avec de multiples fractures, contusions et graves brûlures, l'état de santé de deux policiers demeure très préoccupant. Le conducteur de la BMW est plus légèrement blessé. L'agression s'avèrera finalement être un vol à l'étalage commis en réunion dans un magasin de vêtements.

Mercredi 8 Mars 1995. Le gardien de la paix Jean-Marie Valade décède des suites de ses blessures au service des grands brûlés à Bordeaux. Son état de santé s'était aggravé du fait d'un traumatisme crânien important. Il était père de trois jeunes filles âgées de 15, 9 et 8 ans.

Mercredi 19 Juillet 1995. Le gardien de la paix Bruno Margueritte, désormais hors de danger, est transféré dans un centre de rééducation, à la tour de Gassies. Animé d'une grande motivation, il devait cependant franchir de nombreuses étapes avant de remarcher à nouveau.

Sources :
Sud-Ouest, article du 19/07/1995, "Bruno Margueritte hors de danger"
Sud-Ouest, article du 11/03/1995, "L'adieu à Jean-Marie Valade"
Sud-Ouest, article du 09/03/1995, "L'un des policiers bordelais est décédé"
Sud-Ouest, article du 05/03/1995, "Deux policiers dans un état inquiétant"

Georges JANVIER

1995 - Le gardien de la paix Georges janvier est abattu alors qu'il intervient sur une rixe entre bandes rivales dans la cité de l'Ariane à Nice. Il avait 32 ans.

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Lundi 2 Janvier 1995. Une importante rixe éclate dans la soirée au coeur de la cité de l'Ariane à Nice (Alpes-Maritimes), quartier en proie à de graves tensions communautaires entre gitans et maghrébins.

Des dizaines d'individus armés recherchent l'affrontement. Lorsque les premiers coups  de feu se font entendre dans la cour des HLM de Saint-Pierre, les riverains affolés alertent la police.

C'est dans ce chaos qu'arrive un premier véhicule de la brigade anti-criminalité. Il fait froid et sombre lorsque deux
policiers expérimentés mettent pieds à terre et se glissent dans la pénombre, munis de leurs brassards et armes aux poings. Un troisième équipier reste à bord de la Renault 19 banalisée.

Une fusillade éclate lorsque les policiers donnent leurs sommations en direction d'un groupe d'individus. Les tirs proviennent des étages d'un bâtiment occasionnant un échange d'une vingtaine de coups de feu. Alors qu'il est sur le point de quitter un abri derrière un véhicule, le gardien de la paix Georges Janvier, trente-deux ans, est atteint très grièvement à la tête par une balle à ailettes. Le même projectile blesse grièvement le gardien de la paix Guy Deshayes, trente-six ans, qui se trouvait à ses côtés.

Le chauffeur resté dans le véhicule d'intervention demande du renfort et le quartier est rapidement cerné par d'importants renforts de police. Le Groupe d'intervention de la police nationale parvient à déloger sept individus localisés et retranchés dans un appartement du bâtiment B6. Des étuis de calibre 12 de fusil à pompe et de pistolet automatique 7.65 jonchent encore les étages et le sol du quartier. Le policier succombe à sa blessure à l'hôpital Saint-Roch vers 1h du matin, le 3 Janvier.

Jeudi 5 Janvier 1995. Les obsèques officielles du gardien de la paix Georges Janvier ont lieu dans un froid glacial en présence du ministre de l'intérieur Charles Pasqua et d'une foule indignée de deux mille personnes. Il est élevé au grade de chevalier de la légion d'honneur, et est nommé officier de paix à titre posthume.

Sept membres de la communauté gitane sont mis en examen pour "association de malfaiteurs" dont deux pour "homicide volontaire et tentatives d'homicides volontaires sur agents de la force publique", le dossier est instruit par le juge Martine Auriol qui confie l'enquête au service régional de la police judiciaire de Nice.

Les policiers concluent que le tueur est Joseph Espinas, vingt-cinq ans. Avouant les tirs avec l'arme du crime, un fusil de chasse retrouvée au cours de la perquisition de l'appartement, il niait cependant avoir voulu tuer un policier. Espinas avait pris position avec son jeune frère de seize ans Jean Espinas depuis un balcon pour guetter l'arrivée de la communauté rivale avec des fusils. Ils se sont défendus d'avoir voulu tirer sur des policiers, prétextant que ceux-ci n'étaient pas clairement identifiés à leur arrivée. Reste que les tirs en direction de personnes pour tuer étaient bien réels et volontaires.

Octobre 1998. Joseph Espinas est condamné à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes Maritimes.


Avril 2009. Une plaque commémorative dédiée à Georges Janvier est installée dans le hall du nouveau commissariat des Moulins, dans le quartier Saint-Augustin.

Vendredi 12 février 2016. La ville de Nice rend un hommage particulier au policier victime du devoir et inaugure une rue à son nom dans le quartier Auvare, proche de la caserne.

Sources :
Journal télévisé du 03/01/1995
JORF n°4 du 5 janvier 1995 page 235, "Citation à l'ordre de la nation"
Libération, article du 04/01/1995, "A Nice, lundi soir, un policier a été tué lors d'une rixe entre jeunes"
Le Monde, article du 04/01/1995, "Un policier tué et un autre blessé lors d'affrontements à la cité de l'Ariane"
Le Monde, article du 06/01/1995, "Le meurtrier du policier niçois mis en examen"
L'Humanité, article du 05/01/1995, "Le meurtrier du policier sous les verrous"
Nice-Matin, article du 14/02/2016, "Le policier [...] tué en 1995, donne son nom à une rue"

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