Yves MOIGNARD

crédit photo : Jean-Marie Chevillard, tous droits réservés
1994 - Le gardien de la paix Yves Moignard est tué avec sa propre arme de service alors qu'il intervient sur une rixe.

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Dimanche 26 Juin 1994. Un équipage de police secours est sollicité par le gérant d'un bar discothèque, le "Sun Rock Café", situé à Hyères-les-Palmiers (Var). Un homme ivre vient effectivement d'y provoquer une bagarre et de briser la vitre d'un club de bridge voisin. Il est 00h30.

Deux policiers arrivent sur place et se font désigner l'auteur des faits, lequel prend aussitôt la fuite à pieds jusqu'au fond d'une impasse. Alors qu´il est sur le point d´être interpellé par les policiers, Eric Iung, vingt-huit ans, se débat très violemment. Ce dernier est sous l'emprise de l'alcool et de produits stupéfiants excitants.

Dans la lutte, le malfaiteur subtilise un pistolet à grenailles qu'il dissimule et tire à deux reprises sur le brigadier-chef Jean-Marie Sancho, trente-sept ans. Le gardien de la paix Yves Moignard, quarante-deux ans, resserre son étreinte, mais l'état d'excitation du malfaiteur est extrême : il parvient même à subtiliser l'arme de service du policier et lui tire dessus à six reprises.

Dans le même temps, bien qu'atteint à l'épaule, le brigadier-chef applique un tir et neutralise finalement l'agresseur. L'un des témoins de la scène qui avait tenté de prêter main forte, Jean-Marie Bougroun, simple passant, était également blessé par balle. 

Le gardien de la paix Yves Moignard est transporté à l'hôpital avec de graves blessures par balles mais il est déclaré décédé à son arrivée aux urgences; il était marié et père de deux enfants.



L’enquête conclut qu'Eric Iung se faisait passer pour un super policier du RAID et prétendait avoir élucidé l'assassinat du député Yann Piat. Les psychiatres le présentent comme un personnage très instable et très dangereux : délinquant dès l'adolescence, réformé militaire pour raisons psychiatriques, condamné sept fois notamment pour vols avec violence, filouterie, usurpation de qualité...

22 Janvier 1999. Eric Iung est condamné à la réclusion criminelle dite "à perpétuité", accompagnée d'une mesure de sûreté de 22 ans. Il est également déchu de ses droits civiques et civils pour une durée de cinq ans. Après avoir longtemps nié les faits, et insister sur un enchainement douteux de circonstances, il avait fini par demander pardon au tribunal, sans effet.


Sources :
Sud-Ouest, article du 26/06/1994, "Un policier abattu au cours d'une interpellation à Hyères"
Le Monde, article du 28/06/1994, "Un policier tué à Hyères" 

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