Daniel DELLISTE & Didier DEMAILLY

1990 - Les gardiens de la paix Delliste (h)
et Demailly (b) sont victimes d'un accident
au cours d'une poursuite d'un véhicule.

Si vous êtes un proche de l'une des
victimes, merci de me contacter.
(Petit message à l'intention de Sébastien, votre boite email semble pleine et me renvoie mon message)

Mardi 24 Avril 1990. Deux gardiens de la paix de la brigade de nuit du commissariat d'Auchel (Pas-de-Calais) viennent de porter assistance à une jeune femme enceinte en détresse, en la transportant jusqu'à la maternité locale. Cette bonne action terminée, ils émettent une dernière transmission pour signaler qu'ils reprennent normalement leur patrouille.

Vers 00h25, la sirène deux tons de leur Peugeot 305 break retentit dans les rues de Cauchy-à-la-Tour. Mais le conducteur perd le contrôle et s'encastre très violemment dans la façade d'une habitation de la Rue Floringhem. Les riverains réveillés par le fracas terrible du choc découvrent alors les corps sans vie des deux policiers dans la carcasse du véhicule dont le gyrophare fonctionne encore.

L'enquête s'avère délicate. Aucun témoin oculaire ne peut confirmer que la patrouille poursuivait un véhicule et les policiers n'ont rien transmis d'anormal avant le drame. L'hypothèse d'un accident au terme d'une course poursuite est retenue... Une question qui reste sans réponse à ce jour.


Originaire du Pas-de-Calais, le gardien de la paix Daniel Delliste, trente-huit ans et vingt années de services civils dans la police nationale, était marié à Marie-Claire Hubert et heureux père de quatre enfants : Sandrine, 16 ans, Sébastien, 14 ans, Sylvain, 10 ans, et Quentin, 2 ans. La famille était domiciliée à Blessy. Engagé dans l'Armée à 17 ans, Daniel Delliste obtient une permission spéciale pour passer avec succès son examen d'entrée dans la police. D'abord affecté dans le 5ème arrondissement de Paris, il rejoint Reuil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il venait tout juste de retrouver sa région natale en Septembre 1989.

Originaire du Pas-de-Calais, le gardien de la paix Didier Demailly, trente-quatre ans, était marié à Sylvie Defiez et père d'un jeune garçon : Gontran, 9 ans. La petite famille résidait au lieu-dit "La Rivère fleurie" sur la commune de Lapugnoy (Pas-de-Calais). Tout comme son père, Didier est entré dans la police ; en 1975, il débutait dans un commissariat de Lille (Nord) avant de rejoindre Auchel en Septembre 1986.

Sources :
La Voix du Nord du 25/04/1990
La Vie Béthunoise du 25/05/1990

Alain PELLETIER

1990 - Le gardien de la paix Alain Pelletier est tué avec sa propre arme de service par un individu qu'il a pour charge de transférer en psychiatrie.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Dans la nuit du dimanche au lundi 23 Avril 1990, un équipage de police-secours du 7ème arrondissement de Paris prend en charge un marginal toxicomane et alcoolisé âgé de dix-sept ans, et lequel troublait copieusement l'ordre public sur l'esplanade du Champ de Mars.

L'individu tient des propos incohérents. L'équipage se transporte donc jusqu'à l'antenne de police locale au 116 rue de Grenelle afin de le présenter à un officier de police judiciaire. Ce dernier leur remet une réquisition à médecin qui autorise les policiers à procéder à un examen psychiatrique du mineur.

Vers 2h du matin, alors que le chef de bord effectue cette procédure de routine, deux gardiens de la paix restent dans le fourgon pour surveiller le mineur, lequel n'est pas menotté. Il profite alors d'un moment d'inattention pour saisir l'arme de l'un des policiers. Il la retourne aussitôt contre le gardien de la paix Alain Pelletier et l'atteint mortellement à l'abdomen.

Maitrisé, le jeune meurtrier est finalement transporté à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police à l'issue de son audition à la 6ème division de la police judiciaire. Il est inculpé d'homicide volontaire et placé sous mandat de dépôt dans l'attente de l'expertise médicale. Déclaré irresponsable pénalement, il ne sera jamais jugé. Le gardien de la paix Alain Pelletier, quarante-trois ans, était marié et père de trois enfants.

Sources :
Journal télévisé du 23/04/1990
Le Monde, article du 24/04/1990, "Meurtre d'un policier à Paris"

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