Alain MELLER

1990 - Le gardien de la paix Alain Meller est fauché par un automobiliste en état d'ivresse lors d'un contrôle routier. Il avait 49 ans.
Jeudi 13 Décembre 1990. Un équipage de police du corps urbain de Bandol (Var) établit un contrôle routier sur la route départementale 559 en direction de Sanary-sur-Mer. Équipés de gilets fluorescents, de bâtons lumineux et de panneaux triflashs, ils font ralentir les véhicules qui se présentent sur le dispositif.

Vers 23h00, un conducteur roule en plein phare et s'engage à vive allure en état d'ivresse sur le dispositif, sans jamais ralentir. Il fauche à pleine vitesse le gardien de la paix Alain Meller, quarante-neuf ans, qui tentait en vain de lui faire signe de s'arrêter. Projeté à plusieurs mètres du point de choc, le policier décédait des suites de ses blessures.

Le malfaiteur était intercepté par deux motards de la police à plusieurs centaines de mètres des lieux du drame. Gérald Orusa, vingt-sept ans, accusait 2,28g d'alcool par litre de sang.

3 Juillet 1992. Le tribunal correctionnel de Toulon condamne Gérald Orusa à dix-huit mois de prison dont quatre mois fermes pour "homicide involontaire" et "conduite en état d'ivresse".

Sources :
Le Monde, article du 15/12/1990, "Un policier tué par un chauffard dans le Var"
Mieux vivre Sanary N°200, Décembre 2015, page 11, "Un triste anniversaire"

Robert WLODARCZYK

1990 - Le gardien de la paix Robert Wlodarczyk est fauché volontairement par un malfaiteur qui refuse d'obtempérer à une sommation de s'arrêter près de Lens.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Samedi 1er Décembre 1990. Un équipage de police de la Brigade de nuit de Lens (Pas-de-Calais) procède à un contrôle routier sur la commune d'Avion. Le conducteur d'un Renault Espace refuse d'obtempérer et prend la fuite en direction de la commune d'Hénin-Beaumont en prenant des risques insensés. Alerté par radio, un autre équipage de police se porte sur le trajet emprunté par le fuyard et immobilise leur véhicule en pleine voie pour l'intercepter.

Lorsque le véhicule du fuyard arrive à pleine vitesse sur la voie, il ne s'immobilise pas ; le malfaiteur choisit d'accélérer d'avantage en empruntant le trottoir sur lequel se trouve pourtant le gardien de la paix Robert Wlodarczyk. Sans hésitation, le conducteur fauche délibérément le policier, lequel est projeté à plus de quarante mètres du point d'impact.

Le malfaiteur est interpellé encore au volant du Renault Espace qu'il vient d'accidenter dans un poteau indicateur. Il s'agit de Gérard Mastin, vingt-trois ans. L'enquête établit qu'il conduisait sans être titulaire du permis de conduire, et accusait un taux d'alcoolémie de 2,5g. Ce triste individu particulièrement belliqueux est mis en examen pour "homicide volontaire" et placé en détention à la maison d'arrêt de Béthune.

24 Octobre 1992. La cour d'assises du Pas-de-Calais condamne Gérard Mastin à vingt ans de réclusion criminelle. Lors des débats, ce dernier se montrait particulièrement hautain et n'affichait aucun regret. Il est malgré tout libéré dès Mai 2003 après seulement douze ans de détention. Il sera de nouveau inculpé et incarcéré pour le meurtre ignoble de son épouse en 2009 et condamné à trente ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de vingt-deux ans. 

Sources :
L'Humanité, article du 03/12/1990, "La mort d'un policier"
La Voix du Nord du 02/02/2011, "Trente ans de réclusion pour avoir tué son épouse à coup de couteau"

Jean CLAUSTRES

1990 - Le Brigadier Jean Claustres trouve
la mort au cours d'une poursuite d'un
véhicule volé près de Narbonne.

Si vous êtes un proche de la victime,
merci de me contacter.
Mardi 30 Octobre 1990. Vers 3h du matin, la brigade de surveillance de nuit de Narbonne (Aude), repère un véhicule signalé volé monté par quatre individus. Le véhicule des suspects refuse d'obtempérer et prend tous les risques pour prendre la fuite.

Alors que la poursuite les emmènent sur la commune des Cabannes-de-Fleury, dans un large virage, le véhicule de police part en glissade et percute très violemment un rocher en bord de route. Sous l'effet du choc, le véhicule se retourne. L'accident est fatal au brigadier Jean Claustres, alors âgé de cinquante-et-un ans. Les gardiens de la paix Henri Ala et Pierre Gélis sont grièvement blessés.

On retrouve le véhicule volé accidenté et abandonné de leurs occupants dans un champ à quelques centaines de mètres du lieu de l'accident. Rapidement identifiés, quatre individus issus d'une communauté gitane sédentarisée de l'Hérault sont arrêtés mais l'issue fatale de la poursuite n'a pu leur être directement imputée.

Originaire de Montredon-des-Corbières, le brigadier Jean Claustres était marié et père de famille. Il avait débuté sa carrière dans la police en 1962 à Paris. Médaillé d'honneur de la police en 1980, il est nommé deux ans plus tard à la brigade de surveillance de nuit de Narbonne.

Sources :
Journal officiel n°302 du 29 décembre 1990 page 16263, "Ordre national du mérité, décret portant nomination"

Christophe LARCHER

1990 - Le gardien de la paix Christophe Larcher est abattu par un individu à l'origine d'une importante rixe suivie de dégradations près d'un établissement de nuit. Il avait 31 ans.

Ses obsèques officielles ont lieu à Melun. Il est entré dans l'administration en 1982, après sept années passées au service de l'Armée. Domicilié à Vert-Saint-Denis (Seine-et-Marne), il était marié à Martine et père de trois enfants : Gérgory, Karine et Jérémy.
Lundi 3 Septembre 1990. Une bagarre éclate vers 2h20 devant la discothèque "L'équinoxe" située la Nationale 6 à Melun (Seine-et-Marne). Les policiers sont appelés pour ramener le calme comme cela s'était déjà produit la veille dans une rixe qui avait fait neuf blessés.

Mais cette fois-ci, l'individu qui cause du trouble est revenu armé d'un fusil de chasse. Information capitale que n'ont pas les policiers. L'individu se met à tirer dans la devanture de la discothèque, les réverbères et les enseignes lumineuses de la rue.

Un premier équipage de deux policiers en tenues uniformes arrive sur les lieux à bord d'une Peugeot 305 Break. Il se stationne dans la pénombre des lumières éclatées, alors que le calme semble revenu. Mais le tireur a fait fuir du monde, et il s'approche du véhicule intervenant, dissimulant son arme sous son manteau. Il s'approche sereinement du véhicule de police comme pour demander un renseignement. Soudain, il exhibe le fusil de chasse et tire à deux reprises. Une exécution.

Le premier coup de feu perfore l'aile gauche de la Peugeot. Le conducteur se couche par réflexe. Mais le second coup, tiré à bout portant, atteint mortellement la poitrine du gardien de la paix Christophe Larcher qui n'a eut que le temps de saisir son pistolet.

Un second véhicule de police arrive sur les lieux, il est accueilli de la même façon. Un policier est blessé au visage. L'individu finit par prendre la fuite à travers les champs entourant la discothèque, laissant sur place les policiers en état de choc.

L'enquête est confiée au Service régional de la police judiciaire de Versailles qui identifie rapidement le tireur : Jean-Pierre Albino, trente ans, alcoolique, bien connu des services de police pour des faits de violences. Il est interpellé le jour-même à son domicile et a reconnu les faits. Il n'aurait pas supporté d'avoir été refoulé de la discothèque.

Mercredi 5 Septembre 1990. Albino est placé sous mandat de dépôt à Fleury-Mérogis et inculpé d'homicide volontaire et tentatives d'homicides volontaires".

Mardi 31 Mars 1992. La cour d'assises de Seine-et-Marne condamne Jean-Pierre Albino à dix-huit ans de réclusion criminelle. Représenté par deux avocats, il obtient que sa peine soit assortie d'une période de sûreté de treize ans. Albino ressort libre de prison au minimum de sa peine.


Sources :
Journal officiel n°207 du 7 septembre 1990, "Citation à l'ordre de la nation"
Le Monde, article du 08/09/1990, "Inculpation du meurtrier présumé d'un policier tué à Melun"
Le Monde, article du 04/09/1990, "A Melun, un gardien de la paix tué par balles"
Police et Sécurité Magazine, "Entretien avec Martine Larcher"

Daniel DELLISTE & Didier DEMAILLY

1990 - Les gardiens de la paix Delliste (h)
et Demailly (b) sont victimes d'un accident
au cours d'une poursuite d'un véhicule.

Si vous êtes un proche de l'une des
victimes, merci de me contacter.
(Petit message à l'intention de Sébastien, votre boite email semble pleine et me renvoie mon message)

Mardi 24 Avril 1990. Deux gardiens de la paix de la brigade de nuit du commissariat d'Auchel (Pas-de-Calais) viennent de porter assistance à une jeune femme enceinte en détresse, en la transportant jusqu'à la maternité locale. Cette bonne action terminée, ils émettent une dernière transmission pour signaler qu'ils reprennent normalement leur patrouille.

Vers 00h25, la sirène deux tons de leur Peugeot 305 break retentit dans les rues de Cauchy-à-la-Tour. Mais le conducteur perd le contrôle et s'encastre très violemment dans la façade d'une habitation de la Rue Floringhem. Les riverains réveillés par le fracas terrible du choc découvrent alors les corps sans vie des deux policiers dans la carcasse du véhicule dont le gyrophare fonctionne encore.

L'enquête s'avère délicate. Aucun témoin oculaire ne peut confirmer que la patrouille poursuivait un véhicule et les policiers n'ont rien transmis d'anormal avant le drame. L'hypothèse d'un accident au terme d'une course poursuite est retenue... Une question qui reste sans réponse à ce jour.


Originaire du Pas-de-Calais, le gardien de la paix Daniel Delliste, trente-huit ans et vingt années de services civils dans la police nationale, était marié à Marie-Claire Hubert et heureux père de quatre enfants : Sandrine, 16 ans, Sébastien, 14 ans, Sylvain, 10 ans, et Quentin, 2 ans. La famille était domiciliée à Blessy. Engagé dans l'Armée à 17 ans, Daniel Delliste obtient une permission spéciale pour passer avec succès son examen d'entrée dans la police. D'abord affecté dans le 5ème arrondissement de Paris, il rejoint Reuil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il venait tout juste de retrouver sa région natale en Septembre 1989.

Originaire du Pas-de-Calais, le gardien de la paix Didier Demailly, trente-quatre ans, était marié à Sylvie Defiez et père d'un jeune garçon : Gontran, 9 ans. La petite famille résidait au lieu-dit "La Rivère fleurie" sur la commune de Lapugnoy (Pas-de-Calais). Tout comme son père, Didier est entré dans la police ; en 1975, il débutait dans un commissariat de Lille (Nord) avant de rejoindre Auchel en Septembre 1986.

Sources :
La Voix du Nord du 25/04/1990
La Vie Béthunoise du 25/05/1990

Alain PELLETIER

1990 - Le gardien de la paix Alain Pelletier est tué avec sa propre arme de service par un individu qu'il a pour charge de transférer en psychiatrie.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Dans la nuit du dimanche au lundi 23 Avril 1990, un équipage de police-secours du 7ème arrondissement de Paris prend en charge un marginal toxicomane et alcoolisé âgé de dix-sept ans, et lequel troublait copieusement l'ordre public sur l'esplanade du Champ de Mars.

L'individu tient des propos incohérents. L'équipage se transporte donc jusqu'à l'antenne de police locale au 116 rue de Grenelle afin de le présenter à un officier de police judiciaire. Ce dernier leur remet une réquisition à médecin qui autorise les policiers à procéder à un examen psychiatrique du mineur.

Vers 2h du matin, alors que le chef de bord effectue cette procédure de routine, deux gardiens de la paix restent dans le fourgon pour surveiller le mineur, lequel n'est pas menotté. Il profite alors d'un moment d'inattention pour saisir l'arme de l'un des policiers. Il la retourne aussitôt contre le gardien de la paix Alain Pelletier et l'atteint mortellement à l'abdomen.

Maitrisé, le jeune meurtrier est finalement transporté à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police à l'issue de son audition à la 6ème division de la police judiciaire. Il est inculpé d'homicide volontaire et placé sous mandat de dépôt dans l'attente de l'expertise médicale. Déclaré irresponsable pénalement, il ne sera jamais jugé. Le gardien de la paix Alain Pelletier, quarante-trois ans, était marié et père de trois enfants.

Sources :
Journal télévisé du 23/04/1990
Le Monde, article du 24/04/1990, "Meurtre d'un policier à Paris"

Robert LONGHEN

1990 - Le gardien de la paix Robert Longhen est victime d'un accident de la circulation alors que son équipage poursuit un véhicule suspect en fuite.
Lundi 5 Mars 1990. Un équipage de police du corps urbain de Carcassonne (Aude) repère vers 4h du matin un véhicule suspect dans le quartier des Quatre Chemins. Les deux policiers décident de procéder à son contrôle mais le conducteur prend aussitôt la fuite en prenant tous les risques.

Alors que les policiers atteignent une courbe, le chauffeur perd le contrôle du véhicule d'intervention et vient heurter très violemment un camion venant en sens inverse. Le gardien de la paix René Sune, quarante-et-un ans, est retrouvé très grièvement blessé. Son équipier n'a pas survécu, il s'agit du gardien de la paix Robert Longhen, quarante-quatre ans, marié et père de deux enfants.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.

Sources et références :
Archives presse EDD (version avec option de recherche accessible du public)

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