Jean-Daniel FAUCHEZ

1986 - Le gardien de la paix Jean-Daniel
Fauchez trouve la mort alors qu'il poursuit
un véhicule suspect.

Page réalisée avec l'aimable autorisation
et participation de son épouse Thérèse.
Dimanche 24 Août 1986. Un équipage de la Compagnie départementale d'intervention de Seine-Saint-Denis patrouille sur la commune d'Aulnay-sous-bois lorsque le conducteur d'un véhicule à forte cylindrée franchit un feu rouge fixe et lui refuse de fait la priorité.

Les policiers décident de procéder à son contrôle mais le conducteur refuse d'obtempérer et la poursuite du suspect s'engage à travers la ville en direction du Val d'Oise.

Déterminé à s'enfuir, le malfaiteur prend tous les risques et circule à une vitesse vertigineuse. Vers 18h00, un drame se produit sur la commune de Gonesse : ce dernier utilise son véhicule pour sortir de la route les policiers qui tiennent la distance.

Le conducteur du véhicule d'intervention en perd le contrôle et celui-ci effectue plusieurs tonneaux. De la carcasse, on retire le corps meurtri du gardien de la paix Jean-Daniel Fauchez, quarante-deux ans. Tombé dans un coma irréversible, le policier meurt à l'hôpital de Gonesse le 30 Août 1986.

Le malfaiteur ne sera jamais retrouvé.

Jeudi 4 Septembre 1986. Le gardien de la paix Jean-Daniel Fauchez est inhumé dans son village natal à Eclaron (Haute-Marne). Affecté depuis treize ans à la CDI 93, au sein de la 2ème compagnie, il est décrit comme quelqu'un d'affable, exemplaire et de tenue irréprochable. Il était marié à Thérèse Lantenois et père de trois enfants. Nommé brigadier de police à titre posthume, il reçoit la médaille d'honneur de la police nationale.

Sources :
Entretien avec Thérèse Lantenois

Alain PERINETTI

1986 - Le policier municipal Alain Perinetti est abattu au cours d'un braquage de banque réalisé par quatre malfaiteurs.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Mardi 12 Août 1986. Quatre malfaiteurs lourdement armés juchés sur deux motos se stationnent face à une caisse d’épargne de Saint-Raphaël (Var). Il est onze heures.

Casqués, gantés et porteurs de lunettes de soleil, deux d'entre eux font irruption dans la banque et réclament l'accès au coffre fort tandis que les deux autres se postent près de l'entrée pour guetter les environs.

Dans la banque, les malfrats surexcités démontrent clairement qu'ils ne maitrisent pas la situation. Tout bascule lorsqu'un client, Marius Darmesin, cinquante ans, tente de s'enfuir par tous les moyens. Probablement inexpérimentés, les braqueurs l'abattent à bout portant.

Un riverain vigilant alerte aussitôt les policiers municipaux dont le poste se situe à une vingtaine de mètres de la banque. Ces derniers interviennent rapidement avec pour seuls moyens de défense : une bombe lacrymogène et un fusil ne tirant que des balles en caoutchouc non létales. 

Alors qu'ils sont sur le point de quitter la banque sans butin, les malfrats ouvrent le feu en direction des policiers. L'individu faisant le guet devant la porte tire à quatre reprises en direction du policier sur le point de l'interpeller, Alain Perinetti, quarante-et-un ans, et l'atteint mortellement à la tête alors qu'il n'est même pas armé. Visé à son tour, son équipier réplique par des tirs mais les balles en caoutchouc rebondissent sur le casque du meurtrier. Les malfrats prennent la fuite en laissant de nombreux indices derrière eux.

L'agent Alain Perinetti était marié et père de deux enfants. Élevé au grade de brigadier de police municipal à titre posthume, il est inhumé en Corse à Favalello-di-Bozio d'où il était originaire. L'enquête menée par la police judiciaire de Toulon (Var) aboutit à l'identification de quatre individus, dont trois sont d'anciens codétenus de la maison d'arrêt de Nîmes (Gard).

28 Mars 1990 - La cour d'assises du Var à Draguignan condamne à des peines de dix a douze ans Jean-Michel Ega, trente-deux ans, René Guillaume, trente ans, Alain Bodard, vingt-huit ans, qui a reconnu avoir fourni la logistique. Ce dernier désigne Manuel Zapater y Sanchez, un malfrat espagnol âgé de trente ans, comme étant l'auteur des tirs mortels. Le misérable était toujours en fuite. (suite inconnue le concernant)

En mai 2015, la ville de Saint-Raphaël met à disposition de ses policiers des gilets pare-balle, sans que toutefois ces derniers ne soient équipés d'un armement létal.

Références :
Le Parisien 13036 du 13/08/1986, "Hold-up sanglant au coeur des vacances : un policier et un retraité tués"
Journal télévisuel du 12 Août 1986 - Porter la vidéo à 17mn 18s

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