Jacques FUMEY

1985 - Le gardien de la paix Jacques Fumey est abattu par un individu fiché au grand banditisme lors d'un contrôle routier à Ajaccio. Marié et père de deux enfants, il avait 50 ans.

Page réalisée avec l'aimable accord de sa famille.
Lundi 22 Juillet 1985. La brigade de surveillance de nuit d'Ajaccio (Corse) effectue des contrôles routiers à un barrage établi sur le Cours Napoléon.

Vers 3h45, les policiers procèdent au contrôle d'un véhicule monté par un individu se disant dépourvu de pièce d'identité. Les policiers le sentent fébrile et décident de vérifier d'avantage sa situation.

Alors que le conducteur feint l'agacement, il saisit un pistolet qu'il dissimulait et fait immédiatement feu en direction des policiers. Les gardiens de la paix Jacques Fumey, cinquante ans, originaire de Dijon (Côte d'or) et Antoine Salvatori, trente-six ans, originaire de Bonifacio (Corse) sont très grièvement blessés.

Atteint par trois projectiles, Jacques Fumey meurt trois jours plus tard en soins intensifs. Il était marié et père de deux enfants.

L'enquête établit que le meurtrier est un braqueur fiché au grand banditisme corse : Antoine Pasqualaggi, trente ans, nationaliste agissant dans l'ombre pour le compte du FLNC. En Mars 1983, ce dernier était inculpé dans une série de plasticages et de braquages violents, et activement recherché depuis. En Août 1986, il est interpellé en compagnie d'un cousin, lui-même en cavale. Tous deux sont effectivement suspectés d'avoir tué un bijoutier sur la commune de Nice (Alpes-Maritimes).

Le 4 juin 1988, la cour d'assises d'Ajaccio condamne Antoine Pasqualaggi à la réclusion criminelle dite à perpétuité. Peine assortie d'une mesure de sûreté de treize ans.

Sources:
Entretien avec la famille
Le Monde, article du 23/07/1985, "Deux policiers blessés par un malfaiteur à Ajaccio"

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