François FERRANTE

1985 - Le gardien de la paix François Ferrante meurt dans l'explosion d'une poche de gaz alors qu'il sécurise l'intervention des marins pompiers sur un incendie d'immeuble.

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Mardi 5 Février 1985. Les marins-pompiers de la caserne de Louvain interviennent au 2 Boulevard Périer dans le 8ème arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) dans un immeuble de huit étages où un incendie mineur s'est déclaré dans les caves. Il est 14h50.

Les pompiers interviennent de concert avec des employés du gaz de France ainsi qu'un équipage de la police nationale pour établir un périmètre de sécurité. Malgré la faible intensité du feu, la chaleur qu'il dégage est suffisante pour faire fondre puis percer la canalisation principale de 80 mm qui alimente l'immeuble en gaz. Ce que l'ensemble des intervenants ignorent encore.

Une torchère se forme mais le phénomène n'est que de courte durée du fait du manque d'oxygène. Les agents GDF ferment la vanne de gaz sur l'Avenue du Prado. Cependant, 100m3 de gaz se sont échappé et se propage dans les étages.

Équipés de masques de protection, les pompiers ne sentent pas l'odeur de gaz accumulé. A 15h17, un brusque appel d'air et une étincelle provoquent une double explosion d'une rare violence, à la fois dans les caves et les combles du vieil immeuble construit dans les années 1930. C'est une scène de guerre qui apparait ensuite : des blocs de maçonnerie et des corps meurtris jonchent le boulevard. L'explosion aura tué six personnes, et fait trente-sept blessés.

Ainsi on relève les corps du gardien de la paix François Ferrante, lequel se trouvait en faction devant l'immeuble ; du quartier-maitre Patrick Repetto, du bataillon des sapeurs-pompiers ; de Pierre Falanga et Patrick Blanquer, respectivement chef ouvrier et plombier de Gaz de France.

François Ferrante est nommé Brigadier de police à titre posthume, et tous quatre sont cités à l'ordre de la nation. On relève également les corps d'un riverain, Monsieur Sportiello et d'un jeune automobiliste écrasé au volant de son véhicule par un bloc de béton, Denis Bretin.

A l'angle du Bd Périer quelques heures après l'explosion.

Des obsèques officielles sont organisées sur le vieux-port, Quai de la Fraternité.
Sources :
Journal officiel du 13/02/1985, page 1897, "Citations à l'ordre de la nation"
La Marseillaise, article du 06/02/2015, "Le devoir de mémoire des marins pompiers"
France 3 Provence-Alpes, article du 04/02/2015, "L"explosion du Bd Périer, 30 après"

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