Albert PAYEN

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La création du Grand Liban par la France en 1920 est une source de contestation pour les nationalistes tant syriens que libanais, qui revendiquent le rattachement du Liban à la Syrie. Damas cherche de ce fait à contrôler le Liban et exerce diverses pressions qui tendent les relations entre les deux États. De plus, dans le contexte de la guerre froide, le Liban s’étant rangé dans le camp occidental, il refuse d’intégrer la République arabe unie et se distingue par sa liberté d’expression, son économie libérale et par une forte communauté chrétienne.

Reste que le nombre de réfugiés et donc de camps palestiniens au Liban surcroît après la guerre des six jours en 1967. Avec l'appui de la Syrie, certains de ces camps organisent des attaques contre l’État d'Israël, lequel contre attaque sur le territoire libanais. La guerre civile éclate en avril 1975 à la suite de graves incidents entre phalangistes chrétiens et palestiniens. Le quotidien : guérilla urbaine, assassinats de civils, francs-tireurs, bombardements. En 1976, des premiers détachements de policiers sont déployés pour protéger l'ambassade de France à Beyrouth. La même année, deux d'entre eux meurent lors de bombardements entre belligérants.

30 Août 1983. Les combats se sont intensifiés au Liban entre l’armée et les milices chiites. Des armes de tous calibres ont fait leur réapparition. La chancellerie diplomatique basée Rue Clémenceau à Beyrouth est touchée par deux tirs d'artillerie en fin d’après-midi : trois légionnaires français appartenant au 2ème Régiment Étranger d'Infanterie et un policier détaché de la Préfecture de Police sont tués par un tir de mortier de 120mm. Il s'agit du Caporal Robert A’Maiooro, des Légionnaires Jean-Luc Peigney, Lionel Le Jeune et du gardien de la paix Albert Payen.

Un tir de roquette RPG 7 vient frapper également le bâtiment alors que le personnel en charge de la sécurité de l'ambassade guettait une éventuelle sortie du chargé d'affaires, lequel remplaçait l'ambassadeur en déplacement à Paris. On relève six autres blessés graves, dont l'épouse du gardien de la paix Payen.

Sources : Journal officiel du 2 Septembre 1983, page 2698

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