Jean-Paul DEVILLE, Michel VALLAT & Jacques COURALET

Samedi 1er Janvier 1983. Un épais brouillard recouvre la région parisienne et les températures chutent dans les valeurs négatives. Vers 4h30, les gardiens de la paix Jean-Paul Deville, Michel Vallat et Jacques Couralet quittent le Commissariat de Palaiseau (Essonne) pour prendre leur service à leur antenne de Boullay-lès-Troux et relever leurs collègues de l'unité cynophile.

A bord d'une Renault 18 banalisée, ils gagnent Gometz-la-Ville et empruntent la départementale 40. A l'entrée d'une courbe, le drame se produit : ils sont percutés accidentellement de front par une Peugeot 304 conduite par un jeune pâtissier de dix-huit ans en route vers son travail. Le choc est effroyable. Jean-Paul Deville meurt sur le coup tandis que ses collègues restent inconscients.

Il faut attendre qu'un autre équipage de retour de mission passe sur cette route isolée pour que l'alerte soit donnée. Transportés par la suite au centre hospitalier de Longjumeau, Michel Vallat et Jacques Couralet meurent des suites de leurs blessures dans la matinée.

Transporté à l'hôpital de Juvisy-sur-Orge, l'automobiliste à l'origine de l'accident devient le seul survivant du drame. Les obsèques solennelles des policiers ont lieu dans la cour d'honneur du Commissariat de police de Palaiseau en présence de hautes autorités nationales et départementales.

Originaire d'Igny (Essonne), le sous-brigadier Jean-Paul Deville, trente-neuf ans, était marié et père de deux enfants. En poste à Palaiseau depuis 1974, il est nommé Brigadier de police à titre posthume et reçoit la médaille d'honneur de la Police Nationale.

Originaire de La Rochelle (Charente-Maritime), le gardien de la paix stagiaire Michel Vallat, vingt-six ans, était père d'un enfant de dix-huit mois ; il laisse une épouse enceinte de sept mois. Entré dans la police en mars 1982, il était affecté au Commissariat de Palaiseau depuis le mois d'août. Il est nommé gardien de la paix titulaire à titre posthume et reçoit la médaille d'honneur de la Police Nationale. Il est inhumé au cimetière de Saint-Eloi, dans sa ville natale.

En poste depuis deux ans à Palaiseau, le gardien de la paix Jacques Couralet, était âgé de vingt-neuf. Aspirant de réserve, il est nommé Brigadier de police à titre posthume et reçoit la médaille d'honneur de la Police Nationale.

Si vous êtes un proche de l'une des victimes, merci de me contacter.

Sources
Entretien avec Line Vallat

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