Alain DARRE, Dominique CAUX, René QUENTIN, Daniel GUIGUES, Patrick MARIE

1980 - Le gardien de la paix Daniel Guigues est l'un des cinq CRS secouristes de haute montagne à trouver la mort dans une avalanche dans les Hautes-Alpes.

Si vous êtes un proche de l'une des victimes, merci de me contacter.
Dimanche 28 Décembre 1980. Un détachement d'une douzaine de secouristes appartenant à la Compagnie républicaine de sécurité N°47 de Grenoble (Isère) a pour charge d'assurer la protection, l'acheminement du matériel et le bon déroulement des travaux d'une équipe de cinéastes en haute montagne.Il s'agit de trois travailleurs indépendants de l'émission "Les Carnets de l'Aventure" présentée par Didier Renier sur Antenne 2.

Renforcé par des secouristes des CRS de Perpignan, Lannemezan et Nice, le groupement est constitué de vingt agents placés sous les ordres du lieutenant Michel Barrère.

Ce jour-là, la météo est clémente, et l'équipe se trouve sur le site de la Cascade des Moulins près de la commune de La Grave (Hautes-Alpes). Une caravane de six agents se trouvent en cordée sur le plateau d'Emparis qui surplombe la cascade lorsqu'ils sont surpris par une avalanche de glace. L'aspirant guide Dominique Caux, vingt-sept ans, a tout juste le temps de prévenir les équipes qui suivent leur trace avant d'être emporté avec quatre autres agents : les gardiens de la paix Alain Darre, vingt-sept ans, Daniel Guigues, trente ans, René Quentin, vingt-trois ans et Patrick Marie, vingt-quatre ans. De cette caravane, seul le gardien de la paix Marc Galmard est retrouvé vivant.

Mercredi 30 Décembre 1980. Les obsèques officielles de ces cinq gardiens de la paix sont célébrées dans la cathédrale de Grenoble en présence de leurs épouses dans une atmosphère très douloureuse. Ce drame a remis en question l'utilisation des compagnies républicaines de sécurité dans l'escorte d'entreprises privées pour les activités de haute montagne.

Les sections des compagnies républicaines de sécurité affectées à la surveillance des massifs montagneux ont totalisé 2 515 interventions au cours de l'année 1980 selon le bulletin d'information du ministère de l'intérieur. Dans le même temps elles ont secouru 1 734 blessés, assisté 332 personnes en difficulté et retrouvé les corps de 55 victimes. Depuis 1953, 19 C.R.S. ont payé de leur vie de telles actions.

Sources :
Entretien avec Sylvie Foisel-Guigues 
Police Mobiles, "Le drame de la cascade des Moulins" (lien)
Journal télévisé du 28/12/1980
Le Monde, article du 30/12/1980, "Huit morts en montagne au cours du week-end"
Le Monde, article du 01/01/1981, "M. Chritian Bonnet a assisté aux obsèques des 5 CRS tués dans une avalanche"
Le Monde, article du 10/01/1981, "2515 interventions des CRS en montagne en 1980"

Roland LINCK

1980 - L'inspecteur divisionnaire Roland Linck est tué par un tir ami déclenché accidentellement au cours de l'interpellation de trois malfaiteurs à Paris.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter.
Mercredi 3 Décembre 1980. Trois malfaiteurs viennent de commettre un vol à main armée au préjudice d'une société de récupération des métaux à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et regagnent la banlieue sud à bord de deux voitures avec un butin de 60.000 francs. Ils ne se doutent pas que deux équipes de policiers constitués de membres de la Brigade de recherche et d'intervention et de l'Office central pour la répression du banditisme les suivent discrètement.

Vers 12h10, ces derniers décident de procéder à leurs interpellations alors qu'ils se stationnent face au 177 de l'Avenue Vercingétorix dans le 14ème arrondissement de Paris.

L'un des suspects prend rapidement la fuite, mais il est rattrapé sans incident quelques instants plus tard. Il s'agit de Gabriel Vernier, trente-cinq ans. Ses deux complices se montrent quant à eux beaucoup plus virulents.

L'un d'eux, Marc Laimé, vingt-huit ans, dégoupille une grenade offensive qu'il laisse rouler au sol. Un inspecteur à le courage de la saisir et l'envoyer au dessus d'un mur SNCF, vers une voie déserte. Cependant le système de mise à feu est défectueux et n'explose pas.

Le troisième malfaiteur, Marc Fillali, trente ans, refuse catégoriquement d'être menotté et se débat vivement. Dans la bousculade, un coup de feu accidentel provenant de l'arme de l'un des inspecteurs part. Le projectile atteint au foie très grièvement un membre de la BRI, l'inspecteur divisionnaire Roland Linck, quarante-six ans, et le même projectile blesse à la jambe l'inspecteur Jean-Marc Maury, trente-six ans.

Immédiatement dirigé par le SAMU vers l'hôpital Boucicaut, Roland Linck décède moins de deux heures après le drame d'une blessure rendue inopérable. Originaire de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), Roland Linck était un membre très apprécié de l'antigang. Il était marié et père de deux enfants.

15 Décembre 1983. La cour d'assises de Paris condamne les trois gangsters, tous récidivistes, à des peines de huit à dix ans de prison pour "vol qualifié, association de malfaiteurs, détention et transport d'armes". 

Sources :
Journal télévisé du 03/12/1980 (voir à 20mn30)
Mémoires du commissaire Robert Broussard - Broché
Le Monde du 05/12/1980, "Un inspecteur divisionnaire de l'antigang tué accidentellement par un collègue"

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